Jflesch's blog http://jflesch.kwain.net/blog/ Tue, 16 Jun 2009 23:31:55 +0200 Tue, 16 Jun 2009 23:31:55 +0200 en-US 60 http://www.sporkmonger.com/projects/feedtools/ (2009/06/14) La BifferBoard http://jflesch.kwain.net/blog/bifferboard.html jflesch@gmail.com Dans le style achat compulsif, j’ai récemment acheté une Bifferboard. Il s’agit en fait d’un mini-ordinateur / ordinateur embarqué de type x86. Plus exactement, il s’agit d’un 486SX à 150Mhz (ah les 486, c’était la bonne époque …). Le principal intérêt de cet ordinateur réside dans sa consommation d’environ 1W, son port ethernet 100Mbits ainsi que de son port USB 2.0. Dans le cas présent, ça contraste pas mal avec mon nouveau Core i7, ses 6Go de ram, ses 4 disques durs, ses deux cartes Nvidia, et … son alimentation de 1KW. Son autre gros avantage, c’est son prix: Tout juste une 50ène d’euros, frais de ports compris.

Pour l’instant, je m’en sers pour avoir un ordinateur me permettant de réveiller mon monstre de consommation électrique à distance. Mais étant donnée la présence de GPIOs, il n’est pas exclu que je m’en serve dans d’autres futurs projets complètement farfelus.

Fonctionnement de base

La carte bifferboard a une flash de 1Mo et 32Mo de RAM. Sur la flash, on trouve le Bios (BiffBoot) ainsi qu’un noyau Linux (2.6.27.5 dans mon cas) configuré pour booter sur /dev/sda1. Le site met à disposition un firmware à mettre sur clef USB. La première question qui m’est venu à l’esprit fût donc "et qu'est-ce qu'il se passe si je lui colle une Debian dans les pattes ?". Sans grande surprise, ça marche, mais ça demande un peu de bricolage.

Le firmware BifferOS

Pour générer le firmware officiel et le mettre sur une clef USB, je vous renvoi sur le README qui est fourni avec les sources.

Si comme moi vous voulez utilisez la BifferBoard sans cable série, pensez à suivre les instructions sur le wiki. Sinon vous allez passer 1h à vous demandez pourquoi la bestiole répond pas.

Une fois que vous avez un firmware sur votre clef USB (autrement dit, un rootfs ext3 sur votre clef), l’étape suivante consiste à le tester. Si comme moi vous n’avez pas de câble série, Qemu se révèle idéal pour répondre aux questions du genre “mais bon sang, pourquoi ça boot pas ?”.

Tester son rootfs sur clef USB dans un Qemu

Le site indique brièvement comment simuler une BifferBoard dans Qemu, mais ils omettent les instructions exactes pour faire un noyau avec le support UHCI et NE2K_PCI. En effet, Qemu simule un bus USB UHCI alors que la bifferboard fournit de l’OHCI. Même problème pour le réseau. Donc pour booter le noyau bifferboard dans Qemu, il faut lui ajouter le support pour ces deux trucs.

En très bref:

$ cd ~/tmp
$ wget http://bifferos.planetlee.eu/bifferboard/bb-src-1.4.tar.bz2
$ tar -xvjf bb-src-1.4.tar.bz2
$ cd bb-src-1.4
$ make -j8 # core i7 powerz !
# premier build qui va notamment telecharger tout le bouzin openwrt
$ make kernel_menuconfig
[activer le support UHCI (en dur obligatoirement)]
[activer le support pour la ne2k_pci (en dur, sinon vous allez en chier)]
$ make -j8 remake V=99

À partir de là, vous devriez avoir le noyau qui va bien dans ./openwrt/bin/openwrt-bifferboard.bzImage. Il faut ensuite simplement suivre les instructions sur le site pour merger le noyau avec le bios et lancer Qemu avec l’incantation qui-va-bien. Pensez à lancer Qemu en root, sinon vous risquez d’avoir des problèmes pour accèder à la clef USB.

Debian sur une BifferBoard

Habituellement, je serais le premier à râler sur le fait que les paquets Debian soient compilés pour i386 et soient donc complètement sous-optimisés pour les systèmes modernes. Mais pour une fois, je suis bien content que ce soit le cas ^^

Ce qu’il faut faire:

  • Formater la clef en ext3
  • Monter la clef
  • Debootstraper la clef (RTFM)
  • Configurer /etc/hosts, /etc/network/interfaces (eth0), /etc/resolv.conf, /etc/hostname
  • Dans le /etc/inittab, virer tout les ttys qui servent à rien ... Les getty qui tournent pour rien bouffent de la ram
  • Toujours dans le /etc/inittab, vous pouvez activer un getty sur ttyS0 histoire de pouvoir vous logguez via le port série quand la bestiole tourne dans un Qemu
  • Virer le /dev/.udev de la clef s'il y en a un
  • Créer un /lib/modules/[la version du noyau de votre bifferos] (2.6.27.5 dans mon cas):
    • mkdir /lib/modules/[version]
    • Copier dedans les .ko qui trainent dans les sources du firmware bifferos que vous avez compilé avant en respectant l'arborescence
    • Pour les fichiers modules.dep, modules.alias et modules.symbols (attention, pas les .bin), j'ai repris ceux de mon 2.6.29-2 local. C'est crade, mais ça marche
  • Vous chrooter sur la clef:
    • $ mount -o bind /dev [votre clef]/dev
    • $ mount -o bind /proc [votre clef]/proc
    • $ mount -o bind /sys [votre clef]/sys
    • $ chroot [votre clef]
    • $ depmod -ae
    • $ echo unix > /etc/modules # pour avoir le support des sockets Unix
    Le depmod va surement raler parce-qu'il ne trouve pas le /lib/modules/[...] correspondant à votre noyau. Personnellement, je l'ai grugé en faisant un lien symbolique dans /lib/modules.
  • apt-get install tout ce qu'il vous faut. Pour rappel, debootstrap n'installe grosso-modo rien, donc il faut penser au moins à:
    • dropbear ou openssh-server: sinon vous aurez du mal à vous SSH-er sur la bestiole
    • udev: c'est un choix personnel, je pense qu'on peut faire sans

À partir de là, démontez votre clef et testez-là dans un Qemu pour voir ce qui casse. Si ça boot comme prévu, vous pouvez la brancher sur votre Bifferboard. Ça va mettre un bon petit moment à booter (surtout si vous avez arrêté votre Qemu comme un sauvage), mais après ca devrait tourner comme un charme. Enjoy :-)

Optionnellement, je vous suggère de mettre le /tmp, /var/run, /var/log sur des tmpfs pour ne pas trop solliciter votre clef USB. Pour le /etc/fstab, ca donne ça:

# <file system> <mount point>   <type>  <options>       <dump>  <pass>
proc            /proc           proc    defaults        0       0
/dev/sda1	/		ext3	defaults,errors=remount-ro	0	1
tmpfs		/tmp		tmpfs	defaults,size=64k 0 	0
tmpfs		/var/log	tmpfs	defaults,size=1m	0	0
tmpfs		/var/run	tmpfs	defaults,size=128k	0	0

avec un script /etc/rc2.d/S01mnt en plus:

#!/bin/sh
touch /var/log/dmesg
mkdir /var/log/apt
mkdir /var/run/network

# Si lighttpd:
mkdir /var/log/lighttpd
mkdir /var/run/lighttpd
chown -R www-data:www-data /var/log/lighttpd

# Si dbus
mkdir /var/run/dbus

# Si sudo
mkdir /var/run/sudo
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Sun, 14 Jun 2009 22:24:00 +0200 http://jflesch.kwain.net/blog/bifferboard.html
(2009/06/14) Le DasKeyboard http://jflesch.kwain.net/blog/das_keyboard.html jflesch@gmail.com J’avais acheté pour mon taff un clavier tout pourri à 5 euros (celui fournit par mon employeur ne me convenait pas). Après quelques jours d’utilisation, j’ai finit par prendre conscience d’à quel point il pouvait être important d’avoir un bon clavier pour travailler. Surtout quand mon travail consiste justement à taper au clavier l’essentiel de la journée. J’ai donc alors décidé de prendre l’approche radicalement inverse, et mettre un paquet de brouzouf dans un vrai clavier.

Il y a de ça 3 semaines, j’ai donc fait l’acquisition d’un clavier DasKeyboard. Le clavier pour geek par définition. La société qui le commercialise, Metadot, semble utiliser principalement deux phrases pour le décrire: “The best keyboard on the planet. Period.” et “The mechanical keyboard that clicks”.

The best keybord on the planet. Period.

Globalement, il fait ce qu’ils disent. Le touché est extrèmement confortable, du moins pour quelqu’un qui prenait plaisir à utiliser les vieux claviers mécaniques IBM. Chaque groupe de touche a un poid nécessaire pour les enfoncer qui lui est spécifique. Chaque touche a deux sons: Le premier est un click mécanique pour dire que la touche est suffisamment enfoncé pour que l’entrée soit prise en compte. Le deuxième est tout simplement le bruit de la touche qui butte sur le fond et qui indique que vous êtes entrain de vous niquer les doigts inutilement :-)

Certains claviers USB Dell présentant des problèmes de compatibilité avec FreeBSD, je craignais qu’il en soit de même pour ce clavier. Coup de bol, ces claviers fonctionnent parfaitement avec. Par contre, il ne faut pas compter sur le hub usb intégré: Dès que je branche quelque-chose dessus, FreeBSD me dit qu’il y a une surtension sur le port et le désactive …

Le fait de ne pas avoir les marques sur les touches est pour le moins … déstabilisant. Au début, c’est la galère. Je vous laisse imaginer le nombre de tentatives que j’ai du faire avant de taper mon mot de passe correctement. Il faut compter environ 2 jours pour commencer à s’en sortir correctement. Par contre, la tête de mes collègues quand pour une raison X ou Y ils doivent se servir rapidement de ma machine, c’est priceless :-) . Ceci dit, ça a un avantage que je n’avais pas prévu initialement: Je travaille en layout US, mais mes collègues sont habitués à une layout FR. Vu qu’il n’y a pas de marque dessus, je peux passer d’une layout à l’autre sans que les marques viennent rendre le tout plus confu encore.

The mechanical keyboard that clicks

Ils vendent ça comme un plus, mais c’est problablement le seul vrai défaut de ce clavier: Il est bruyant. Avoir un click pour savoir quand la touche est suffisamment enfoncé et un bruit de butté quand c’est trop enfoncé, c’est pratique parce-que ça me permet de perdre progressivement l’habitude de martyriser mon clavier. Mais le DasKeyboard est trop bruyant. Même le simple click est nettement plus bruyant qu’un clavier classique. Globalement, il est à peu prêt aussi bruyant que les vieux claviers mécaniques IBM, voir plus.

Mes collègues semblent tout de même s’habituer. Ça tombe bien, au prix où je l’ai payé (~100 euros), je n’ai pas franchement envie d’en changer :-)

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Sun, 14 Jun 2009 21:33:00 +0200 http://jflesch.kwain.net/blog/das_keyboard.html
(2008/11/27) De l'utilité des scanners http://jflesch.kwain.net/blog/de_lutilite_des_scanners.html jflesch@gmail.com Il se trouve que j’ai toujours détesté la paperasse. Non mais vraiment quoi. Je comprends toujours pas pourquoi on s’entête à couper des arbres alors qu’on a de nos jours les emails et les PDFs. Ce qui m’a notamment toujours frustré avec les papiers, c’est d’en chercher un dans la masse.

Un exemple : vous avez besoin de vos relevés bancaires des 3 derniers mois. Si vous êtes organisé comme moi (c’est à dire “pas”), vous avez tout vos relevés en vrac dans un dossier, dans un ordre plus que douteux. Vous me direz, pour résoudre ce problème, je pourrais simplement améliorer mon système de tri. Mais non ! C’est trop facile. Je suis ingénieur maintenant. Je me dois donc de mettre au point une solution over-complexe afin d’annihiler définitivement le problème ! Et étant ingénieur informaticien, je me devais d’utiliser mon ordinateur pour ça. De plus, ma soeur m’a récemment refilé son ancien scanner complètement compatible Linux. Ce scanner dormant dans un coin, il me fallait aussi trouver un moyen de le rentabiliser.

L’idée de base, c’était donc de scanner tout mes documents. Mais pour pouvoir les retrouver, il me fallait pouvoir y associer des mots-clefs. J’aurais pu entrer les mots-clefs à la main, mais face à la quantité de paperasse en stock, ça aurait pris des millénaires. Heureusement, là encore, mon ami l’ordinateur et mes amis les logiciels libres m’offrent une solution : la reconnaissance de texte. Après ça, il me suffisait d’utiliser Google Desktop pour indexer et retrouver mes documents. Et me voilà passant une après-midi et une soirée à tester les différents logiciels de reconnaissance de texte libre puis à créer un script pour scanner à la chaîne mes documents. Puis encore une bonne partie de la journée suivante à tout scanner. Miracle, les premiers résultats sont concluants : Je tape “octobre 2008” dans Google Desktop et je trouve mon relevé ! :-)

Bon, maintenant que ce fut fait, il me restait différents problèmes: Pas de visibilité sur ce que je venais de scanner : quand je scanne à la chaîne, je ne prends pas le temps d’ouvrir mon visionneur d’images pour vérifier chaque scan. Suffit que j’oublie de préciser à mon script que c’était une page en format paysage plutôt que portrait, et paf, dmc la reconnaissance de texte. Pas possible non plus d’alterner portrait et paysage au sein d’un même document (par document, j’entends un ensemble de pages). De plus, Google Desktop c’est bien, mais c’est visiblement pas prévu pour : Le résultat retourné par les recherches, c’est le fichier texte, mais il est plein de caca, moi ce que je veux, c’est le JPG. Des fois aussi, la reconnaissance se foire en milieu de mot-clef, donc savoir à partir de “fle” tout les mots que le logiciel de reconnaissance a cru lire, ça pourrait être utile. J’ai par exemple: “flesch”, “fleschjer”, “flesci”, etc.

Une journée et demi de travail en plus, un réapprentissage du C++ et Qt, et poc, voila le Scannerator. Oui je sais le nom est à chier, mais il m’en fallait un vite. D’ailleurs le code aussi est à chier (MVC ? pourquoi faire ? :P), mais m’en fout, me fallait aussi un truc qui marche vite et bien.

Prochaine étape, une fonction d’impression pour pouvoir photocopier vite et bien les documents scannés. Update: Bon, ben ça, c’est fait.

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Thu, 27 Nov 2008 01:00:00 +0100 http://jflesch.kwain.net/blog/de_lutilite_des_scanners.html
(2009/04/05) Mon trip de la semaine http://jflesch.kwain.net/blog/mon_trip_de_la_semaine.html jflesch@gmail.com Ça fait maintenant deux mois que je suis installé à Lille, et je n’ai toujours pas ma propre connexion Internet. En effet, après moultes appels à la hotline Free, ma dernière conversation avec eux c’est soldé par un “On est désolé, mais France Telecom arrête pas de nous remballer en nous disant que votre adresse est invalide. Vous devriez leur demander directement de vous construire la ligne.”. Du coup, je continue à squatter la connexion Wifi de mon voisin. Ce boulet gentil et généreux voisin a son AP totalement ouvert (même pas de WEP) avec le login/mot de passe par défaut sur l’interface d’administration. Le problème, c’est que j’avais des pertes de connectivités de quelques secondes assez régulières.

Et des fois, il y a des idées bizarres qui me passent par la tête. Et bien entendu, je me sens obligé de les mettre en application.

Du coup, la semaine dernière, j’ai commencé à rassembler les pièces et les outils pour fabriquer une antenne Wifi Pringles. J’avais prévu de suivre la recette suivante: http://www.pringles-antenne.dk/pringles.pdf. J’ai acheté le connecteur N femelle type socle et fait faire le câble N<->RP-SMA dans une boutique lilloise appelée Derotronic. Pour les rondelles 8-30, j’ai dû les commander sur un site appelé Confort-electrique. J’ai trouvé tout le reste à Leroy Merlin et/ou en supermarché.

Pas de bol, le week-end dernier, je me suis aperçu qu’utiliser des boulons anti-desserrage est une idée à la con. En effet, en plus d’être anti-desserrage, il semblerait qu’ils soient aussi anti-serrage :P . Mon activité du dimanche s’est donc envolé en poussière, ce qui a eut le résultat suivant:
[ah ben non, faut voir l'image, sinon c'est pas drôle]

Donc pour ceux qui se demandaient (et aussi ceux qui en ont rien à foutre), c’est aussi bien faisable avec des tickets de métro parisiens que des tickets de métro lillois :-)

Le Lundi suivant j’ai donc acheté des boulons simples. Après deux trois découpage au cutter, une soudure qui m’a rappelé à la dure que le cuivre est un conducteur de chaleur, un découpage à la scie à métaux et un peu d’assemblage, voici le résultat:
[ah ben non, faut voir l'image, sinon c'est pas drôle][ah ben non, faut voir l'image, sinon c'est pas drôle]
(bon en fait je triche, ça c’est la deuxième que j’ai faite ce week-end)

Conclusion, en serrant des boulons normaux les uns contre les autres, ça tient presque aussi bien que des boulons anti-desserrage. Autre découverte: Si les scies à métaux de Carrefour sont si peu chères, c’est probablement qu’il y a une raison:
[ah ben non, faut voir l'image, sinon c'est pas drôle]

Conclusion: Moi, quand j’me fais chier, faut pas m’faire chier :-)

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Sun, 05 Apr 2009 02:00:00 +0200 http://jflesch.kwain.net/blog/mon_trip_de_la_semaine.html
(2009/03/09) Billet inutile http://jflesch.kwain.net/blog/billet_inutile.html jflesch@gmail.com Puisque je n’ai rien à bloguer de valable en ce moment, j’ai décidé de faire dans l’inutilisme. J’ai en effet décidé de partager avec vous, chers lecteurs, ma trouvaille du week-end. J’étais à EuraLille, perdu dans le rayon DVD quand je suis tombé sur un coffret contenant 4 de mes films préférés, à savoir, la quadrilogie Alien. En bon fan, bien que j’ai déjà vu ces films, je n’ai pas résisté à l’envie de l’acheter pour les avoir dans ma collection. Une fois chez moi, à son ouverture, j’ai une surprise pour le moins amusante:

[Couverture Alien 1][Couverture Alien 2][Couverture Alien 3][Couverture Alien 4]

Ceci dit, ça explique plutôt bien pourquoi le 4ième m’a toujours fait plus rire que peur :-)

Sinon, sur une note plus en rapport avec l’actualité de notre vieux pays, et notamment avec une loi qui ne saurait tarder à être promulguée, le DVD de Alien 2 s’est révélé impossible à lire sous Linux, alors que les autres passent (non sans mal). Je crois que la solution s’impose d’elle-même => la prochaine fois, je pense télécharger mes films plutôt que de les acheter (et quitte à ne rien avoir de matériel, autant ne pas payer pour).

Dans le même style, j’ai récemment acheté Unreal Tournament 3 et Dawn Of War 2, tout deux parce-que étant plus jeune et plus fauché, j’avais adoré leurs versions précédentes (versions que j’avais, soit dit en passant, piratées). Unreal Tournament 3 m’a fait créé un login sur .. euh … ben en fait je ne sais même pas sur quel service, vu que la création était intégrée au jeu, a marché super bien, et ne m’a pas faite chier un seul instant. Bref, rien à redire sur celui-là.

À l’opposé, Dawn Of War 2 : D’abord, il faut un compte Steam. Je pense que tout les gamers savent à quel point Steam est une grosse merde bugguée et pleine de fuites mémoires. Ça s’est pas mal amélioré depuis ses débuts, mais une grosse merde pareille restera toujours une grosse merde. Après s’être fait chier avec toutes ces put***s de sal****ies de mises à jour (alors que j’en avais rien à foutre, je voulais juste faire une partie solo), je peux enfin lancer le jeu. Avant de le lancer, Steam me donne un code que je suis sensé donner au jeu pour pouvoir jouer en multi-joueurs (“Il peut pas lui donner lui-même ?! J’ai pas que ça a faire de jouer les secrétaires pour programme informatique”). Une fois dans le jeu, celui-ci m’explique qu’il faut que je créé un compte Windows Live truc-muche, même pour une partie solo (“et mon compte Steam ? c’est du poulet ?”). À ce point, ayant déjà une profonde antipathie pour Steam mais aussi pour Microsoft (oui, je suis un intégriste, et j’assume.), j’ai dis merde au jeu et en suis sorti sans même avoir vu le début d’une partie.

L’ironie, c’est que j’ai payé 20€ pour Unreal Tournament 3, un jeu bien fun sur lequel je m’éclate bien, et 50€ pour Dawn of War 2, un jeu que je ne ferais finalement jamais démarrer. Je me demande d’ailleurs si il y a moyen que je me fasse rembourser le jeu, maintenant que Steam a enregistré sur mon compte que j’ai une licence pour :-)

Décidément, je crois que je vais me remettre à “voler”* et à “pirater”** à tout va, c’est tellement moins chiant.

* : Faudra que je pense à arracher des sacs à mains des mains de vieilles dames juste après aussi ** : Ah oui merde, faut encore que je m’achète le bandeau, le bateau et l’équipage. Bon, après, pour la mauvaise haleine et les dents dégommées, on doit pouvoir s’arranger.

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Mon, 09 Mar 2009 01:00:00 +0100 http://jflesch.kwain.net/blog/billet_inutile.html
(2008/11/24) Je suis officiellement ingénieur informaticien http://jflesch.kwain.net/blog/je_suis_officiellement_ingenieur.html jflesch@gmail.com Bon, ben ça, c’est fait. La remise des diplômes avait finalement duré plus longtemps que prévu (finie à 14h plutôt que 12h), ce qui vous laisse une idée du nombre de discours (environ 8) et de leurs vides potentiels. M’enfin, j’ai mon diplôme \o/ (et une écharpe violette offerte par l’UTBM pour ses 10 ans …).

Sinon, on notera un Gala quelque-peu chaotique:

  • A Sévenans, on a cru s'être planté d'arrêt de bus pour la navette. Du coup on s'est tapé une marche en costume sous la neige (expérience à faire une fois, mais juste une fois, juste pour pouvoir dire qu'on l'a fait). Ah ben non, en fait le premier était le bon.
  • Gala fait à l'Atria à Belfort plutôt que l'UTBM de Sévenans. Grosse erreur si vous voulez mon avis : l'Atria a plus de volume, mais moins de surface ... Et c'est à cause de ça qu'à moment donné un videur nous a empêcher de rentrer dans l'amphi de l'Atria en prétextant que "T'as des baskets, tu rentres pas." "C'est plein."
  • Échec critique dans les vestiaires: les portes-manteaux se sont renversés en cours de soirée. Je vous laisse deviner le chaos qui a suivi, et ce jusqu'à la fin de soirée. Personnellement j'avais eut la bonne idée de ne pas faire appel aux services du vestiaire, mais des amis à moi n'ont pas eut cette chance. Enfin bon, les bénévoles se sont quand même bien fait chier à tout organiser, donc on va pas leur en vouloir :)
  • Une expérience nocturne plus que originale, mais je vais pas détailler sinon Dave va m'en vouloir :) (c'est surtout ici pour que je garde au moins un vague souvenir de ce pur moment Nutella)
Mais bon, une bonne soirée n’en serait pas vraiment une sans une touche d’arrache et de chaos :)

À part ça, réponse à une question récurrente : non, je n’ai pas encore de boulot. Explications : Pendant le mois de septembre, j’ai rien foutu (enfin techniquement si, j’ai foiré les entretiens Google). Peu après, un dimanche, j’ai foutu mon CV sur monster.fr. Les jours suivants, j’avais une dizaine de SSII et un cabinet de recrutement qui me sont tombés dessus. Depuis, j’ai fait le tour de la plupart d’entre elle ainsi que du cabinet. Ce qu’il en resort:

  • Les SSII sont grosso-modo toutes les mêmes sauf concernant leurs tailles et donc les missions qu'elles peuvent proposer.
  • En province, elles payent toutes un ingénieur informaticien débutant entre 28K€ et 30K€ / an. La subtilité, c'est s'il y a un 13ième mois ou pas.
  • Elles proposent toutes les mêmes avantages (mutuelle, complémentaire retraites, frais de déplacements, tickets repas, etc). C'est juste au niveau des détails de chaque avantage que ça change un poil.
  • Une des seules vraies différences ormis leurs tailles tiens à leurs réactivité concernant leurs clients et à leur suivi de leurs futurs consultants.
En gros, de ce que j’en ai vu, leur réputation me semble méritée (j’éviterais de détailler, je n’ai pas envie d’avoir à me justifier devant un tribunal :P). Le problème, c’est qu’avec la crise économique, il n’y a plus qu’elles qui embauchent, et encore, elles commencent à freiner aussi. Le cabinet de recrutement où j’étais m’a d’ailleurs confirmé cet état de fait, et m’a de plus aussi redirigé sur une SSII … Donc pour l’instant, je n’ai rien de signé, mais ça ne saurait tarder.

Pour conclure sur une note qui n’a rien à voir: Félicitations à Brett Bavar (ex collègue Google) pour son travail en 20% sur Google Reader qui vient de devenir publiquement accessible :-) (bordel que cette boîte me manque :/)

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Mon, 24 Nov 2008 01:00:00 +0100 http://jflesch.kwain.net/blog/je_suis_officiellement_ingenieur.html
(2008/09/06) Las Vegas http://jflesch.kwain.net/blog/las_vegas.html jflesch@gmail.com Commençons à rattraper mon retard niveau posts.

Il a quelques semaines/mois, je suis parti deux trois jours à Las Vegas avec mon photographe personn Fabien. En gros, c’était une idée de merde.

Sérieusement, faut être un peu con pour installer une ville en plein désert.

Las Vegas, illustré par LeastICouldDo

Mine de rien, ça montre assez bien ce que je pense de Las Vegas.

Las Vegas, vu par moi

Arrivé de l’avion aussi de Las Vegas. Il y a des turbulences. Je vomis. Ca commence mal.

Premier truc que je vois en sortant de l’avion, c’est une pub qui explique que l’eau n’est pas gratuite dans les restaurants, et que c’est pas la peine d’agresser le serveur. Jusque là, pas de surprise. Par contre, en allant aux toilettes de l’aéroport, je constate que les robinets sont automatiques et débitent de l’eau plein pot …

Étape suivante, sortir de l’aéroport et prendre une navette jusqu’à l’hôtel. La sortie de l’aéroport s’est grosso-modo apparentée au passage du coté sombre au coté éclairé de la Lune. En effet, l’aéroport est climatisé, et dehors … c’est le désert du Nevada. L’extérieur de l’aéroport était à l’ombre, pourtant, on avait l’impression d’être dans un four. Quelques rapides expérimentation nous ont laissé comprendre qu’une exposition de plusieurs minutes au soleil pourrait très facilement avoir notre peau (au sens propre).

Comme vous l’aurez deviner, c’est à ce moment là que j’ai commencé à prendre conscience que on avait peut-être fait une connerie en venant là.

Sans surprise, la climatisation de la navette tournait à fond. Une fois à l’hôtel, même constatation, la climatisation tourne à pleine puissance. En fait, ca en est à un point qu’il fait presque froid dedans. L’hôtel en lui même (le MGM Grand) s’est révélé être particulièrement luxueux (et plein de machines à sous). Le rez-de-chaussé s’apparente à un grand centre commercial (plein de machines à sous).

L'hôtel

Nous étions arrivés en début/fin d’après-midi, et avions une réservation pour un spectacle le soir. Nos première activités fûrent donc de découvrir nos chambres puis d’aller manger.

Pour ce qui est des chambres, globalement rien à redire, à part que les goûts du décorateur étaient quelques peu douteux (genre déco fin des années 70). Lit deux places super confortable, TV, lecteur DVD, salle de bain, bref, des chambres tout à fait agréables pour passer quelques nuits.

Pour le repas, nous sommes aller dans un restaurant japonnais dans le MGM Grand. J’y ai mangé pour la première fois des sushis.

Le spectacle était Ka, du cirque du soleil. Un spectacle grandiose qui se déroule dans l’hôtel MGM Grand et que je vous recommande d’aller voir si vous faites l’erreur d’aller à Las Vegas.

Las Vegas, dans toute son horreur

Après le spectacle, on prend la décision d’aller dehors. La logique étant que Las Vegas a la réputation d’être une ville qui vit la nuit, et que c’est sûrement lié au fait qu’il fait une meilleure température la nuit. Erreur. Bien que le Soleil ne soit plus là pour nous filer des cancers de la peau en temps records, la température est à peine meilleure la nuit. Enfin bon, c’est comme tout, on s’y fait (ou alors on meure).

Concernant l’abus d’éclairage folklo, Las Vegas mérite sa réputation. Ça clignote de partout. Là où ça devient aberrant par contre, c’est concernant les climatisations (oui, encore). Imaginez un magasin avec une porte de 2m sur 4, grande ouverte, avec la climatisation qui tourne à fond. Comme vous vous en doutez, tout l’air frais produit par la clim’ fout le camp dehors vite fait bien fait, créant un méchant courant d’air. Tout ça pour pas embêter les clients avec des portes automatiques. Bien entendu, j’ai vu la même chose à plein d’endroit (hotels/casinos, etc). Au moins le MGM Grand a fait l’effort d’avoir un SAS.

Ce qui est moins publicité, c’est la prostitution poussée à l’extrême. Pas moyen de traverser une rue sans tomber sur un mexicain cherchant à refourguer ses cartes. Ces cartes ont la photo d’une fille nue (typiquement pompée sur Internet), un numéro de téléphone, et parfois un tarif. On notera que les mexicains tentent d’attirer les passants comme s’ils chassaient je-ne-sais-quel-animal, à savoir, en faisant du bruit en tapant les cartes dans leurs mains. Ils refourguent une telle quantité de cartes et ils y en a tellement qui sont simplement jetées par terre qu’il est limite difficile de voir le trottoir par endroit. Je vous laisse aussi deviner le nombre de bars de strip-tease et autres endroits douteux à Las Vegas. On notera aussi les chauffeurs de taxis qui sont toujours prêts à vous suggérer l’un de ces endroits. L’un d’entre eux nous a d’ailleurs expliqué qu’ils sont en fait tous payés pour amener les pigeons touristes dans des endroits précis. À partir de là, je n’arrive vraiment pas à comprendre comment des gens normalement constitués peuvent emmener leurs gosses en vacances dans ce genre de ville (on a vu un nombre non négligeable de familles).

En passant sur un des ponts (ponts pour traverser les routes), on a aussi vu une femme, environ 30 ans, apparemment en bonne santé, accroupie et endormie par terre, un chapeau devant elle qui s’était visiblement rempli de quelques billets pendant son sommeil. C’est peut-être pour ça en fait que des gens amènent leurs gosses à Las Vegas : pour leur montrer à quoi ça ressemble une vie fraîchement détruite.

Le grand canyon, ou pas

Le lendemain était prévu une visite du grand canyon. On a dû se réveiller tôt pour prendre le bus venu nous chercher à l’hôtel. Naïfs que nous étions, nous supposions que le bus nous emmènerait directement au grand canyon (tout était déjà réservé, et je croyais que tout était déjà payé). Le bus nous a emmené en fait à leur dépot, pour qu’on y paye effectivement le voyage au grand canyon. La demande de numéro de carte bancaire sur leur site Internet ? Juste à titre de confirmation. Ces %&*$@$ nous ont fait faire la queue pendant plus d’une heure, dehors ! Une fois payé, on remonte dans le bus, et on réalise que le bus a pile le nombre de places requises, et que Fabien et moi allions nous retrouver à l’arrière. J’ai tendance à me sentir mal dans toute forme de transports quand je suis à l’arrière. Imaginez ça avec des changements de température bien hardcore dûs à la climatisation du bus et au grand canyon. Pris d’un énorme ras-le-bol, on décide donc de laisser tomber ce tour de merde et de rentrer à l’hôtel en taxi. Entre la fatigue et les changements de température, j’ai globalement dormi toute la journée dans ma chambre (très très confortables les lits du MGM d’ailleurs).

On a ensuite de nouveau passé notre soirée à traîner dans Las Vegas. On a notamment visité quelques autres hôtels, comme Le Venisien (super chicos, mais très cher à ce qu’on dit). Fabien en avait profité cette fois là pour prendre quelques photos.

On notera que les magasins du centre commerciale du MGM ferment tous entre minuit et 1h du mat’. Trop classe pour une ville censée vivre la nuit.

Le lendemain, retour en Californie.

Conclusion

Las Vegas, si vous ne prévoyez pas de claquer des thunes monstres ou de vous faire une orgie de prostituées, c’est naze. En tout cas, prévoyez des réservations pour plusieurs spectacles, sinon vous aller vous faire chier.

Note à part: On a vu à plusieurs reprises des pubs pour un spectacle Star Trek. Pour ceux qui connaissent pas (honte sur vous), Star Trek est un ensemble de séries de Science Fiction très populaires chez les geeks et les nerdz. Comme quoi, Las Vegas, c’est vraiment la ville où toute forme d’art vient s’échouer avant de mourir.

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Sat, 06 Sep 2008 02:00:00 +0200 http://jflesch.kwain.net/blog/las_vegas.html
(2008/09/06) Un p'tit craquage http://jflesch.kwain.net/blog/un_ptit_craquage.html jflesch@gmail.com Il y a de ça quelques semaines/mois, Fabien mentionna au cours d’une discussion l’existence d’un magasin Lego je-ne-sais-plus-où entre Mountain View et San Francisco. Bien entendu, en bon geeks, il nous fallait y aller. Et là, c’est le drame … un Imperial Star Destroyer en Lego pour seulement 200$ :-)

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Et bien entendu, il a fini à Google :)
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Pour les curieux, un Imperial Star Destroyer, c’est environ 1300 pièces et 5 soirées à construire. Pour l’anecdote, à moment donné le manuel demande de faire 16x la même pièce, et la page suivante, dis de tout refaire à l’identique depuis le début du manuel …

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Sat, 06 Sep 2008 02:00:00 +0200 http://jflesch.kwain.net/blog/un_ptit_craquage.html
(2008/09/06) Retour en France http://jflesch.kwain.net/blog/retour_en_france.html jflesch@gmail.com Hier, j’ai appris un truc à la dûre: 15min pour un changement à l’aéroport de Londres, c’est trop court.

Départ de Californie

Pieds (20min) -> Caltrain (~1h30)-> Bart (Métro de San Francisco) (30min) -> aéroport. Tout se passe comme prévu. Même mieux que prévu, je suis en avance sur mon horaire. J’ai même le temps de casse-crouter en bloguant sur mon laptop. Au moment de prendre mon billet, la demoiselle de British Airways m’explique qu’à Londres, l’avion serait à la même porte d’embarquement et donc que globalement j’aurais rien à faire.

L’avion vers Londres

Les 10h d’avion se sont passées gentiment, 2h de film, 6h de dodo, et re-2h de film. Seul pépin: mon genou gauche a refait des siennes. Rien de bien grave heureusement.

Fait amusant: En 5 mois et demi de stage en Californie, il a plut 3 fois. À l’opposé, l’avion se pose, et 30 secondes plus tard, il pleuvait.

Aéroport de Londres

Comme indiqué plus haut, je n’avais que 15min pour faire le changement. Connement, je me suis dit que ca ne devait pas être bien sorcier et donc que j’avais même un peu de marge niveau temps. Et comme par hasard, ma vessie se réveille pile au moment où je descend de l’avion => 5min perdues aux WC. Je continues mon chemin le long des couloirs et tombe face à un choix problématique: “Border UK” ou “Terminal 5”. La demoiselle de British Airways à San Francisco m’ayant dit que je n’aurais même pas à changer de porte, je suis particulièrement confu. À partir de là, je vous zappe ma perdition complète dans l’aéroport. Quand finalement je comprends qu’il faut que j’aille au Terminal 5, une autre demoiselle m’annonce que je suis arrivé pile trop tard …

Une employée du service clientèle m’explique alors que j’ai deux choix:

  • Payer un supplément et prendre un avion à 16h et des lapins en 1ère classe
  • Prendre un avion à 18h
Dans les deux cas, je rate mon train pour Strasbourg. Bien entendu, j’avais pris mes billets de train avec ma carte 12-25, donc non-remboursables et non-échangeables, et j’avais une p**in d’envie de rentrer chez moi le plus tôt possible.

Dans un moment d’égarement, je me dis que je dois pouvoir battre le système à broyer les passagers retardatères en prenant l’Eurostar (et tant pis pour les brouzoufs). L’Eurostar m’obligeant à prendre le métro Londonien mais m’évitant une prise du métro de Paris, ca semblait se tenir au niveau du timing. C’était sans compter sur la récupération des bagages.

1h30, 4 autres employés et 1 checkpoint plus tard, j’ai mes bagages. Pour vous donner une idée du bordel que ca a été pour récupérer mes bagages, imaginez quelque-chose entre la maison de fous dans les 12 travaux d’Asterix et un changement de filière à l’UTBM, c’est dans le même genre. D’ailleurs, je n’arrive toujours pas à comprendre comment ils ont pu me rendre un de mes bagages au bout de seulement 30min mais pas l’autre.

Bien entendu, niveau timing, c’est mort. Mais bon, j’ai commencé avec l’option de l’Eurostar, je finis.

Râle du jour: Non mais sérieusement, je prendrais plus jamais l'avion que pour traverser un océan. J'ai tendance à me sentir mal en avion, c'est super inconfortable, c'est la galère avec les bagages, et les aéroports sont des bordels monstres. Plus jamais ca !

Traversée de Londres en métro

Environ 1h30 dedans. Ça a des airs de métro parisien. Pas grand chose à dire, à part que j’ai remarqué qu’une jeune demoiselle lisait un livre porno (ca surprend toujours un peu :).

Eurostar

J’arrive au guichet, explique rapidement mon problème au guichetier, et récupère en deux temps trois mouvements un ticket pour Paris. Le ticket est cher (pris au dernier moment, pas de possibilité pour la carte 12-15), mais au moins, j’étais sûr de savoir où sont mes bagages pendant tout le trajet :P

45min d’attente, 2h de trajet, et me voilà enfin à Paris.

Paris

J’arrive à 22h15. Je me dirige directement à la gare de l’Est. J’y réserve mes billets pour le lendemain. Ensuite direction l’hôtel Ibis de gare de l’est. Complet. Okkk, ca s’annonce mal.

Je tente ensuite l’ “hôtel français” en face de la gare de l’Est. J’avais pensé à cet hôtel parce-que la SNCF m’y avait déjà payé une chambre suite à un retard et un changement raté. J’en avais gardé un très bon souvenir (et mon chat aussi je suppose, vu qu’il avait pourri la salle de bain).

Gros coup de bol, 1 seul chambre de libre : une toute petite chambre avec un lit 1 place et mini-salle de bain. Pile poil ce dont j’avais besoin. Au passage, la personne à l’accueil se révèle très accueillante (et ce malgré ma tête de jeune zombie mal rasé et complètement déchiré). La chambre n’est effectivement pas grande, mais dispose de tout le confort dont j’avais besoin.

Le lendemain

Paris -> Strasbourg -> Colmar. Rien de bien spécial à dire.

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Sat, 06 Sep 2008 02:00:00 +0200 http://jflesch.kwain.net/blog/retour_en_france.html
(2008/09/02) And back http://jflesch.kwain.net/blog/and_back.html jflesch@gmail.com Cher journal-pas-franchement-intime,

Il est environ 1h30 du mat’. Je suis à Google. J’ai fini la relecture de mon rapport il y a environ 10 minutes. Je suis devant la laverie Google. Et il y a quelqu’un d’autre qui fait sa lessive à cette heure là. Entreprise de fous. :)

Sinon, pour ceux qui se demandent, mon retour en France est prévu le 3, euh non, le 4 septembre. Enfin je pars le 3 et j’arrive le 4. Plus de 11h d’avion et 2h de train. Ça va piquer sec. J’arriverais en gare de Colmar à environ 21h30.

Pour le reste, je pense que je vais profiter de mon voyage en avion pour rattraper tout les posts de blogs que j’ai en retard.

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Tue, 02 Sep 2008 02:00:00 +0200 http://jflesch.kwain.net/blog/and_back.html
(2008/05/26) MacBook Pro 4.1 et Linux http://jflesch.kwain.net/blog/macbook_pro_4_1_et_linux.html jflesch@gmail.com (Attention, billet technique ; si Linux ne vous intéresse pas, vous pouvez arrêter de lire :)

Le week-end dernier, j’ai enfin réussi réussi a faire fonctionner Linux de manière acceptable sur mon portable. En effet, bien que le MacBook Pro me satisfait presque pleinement, j’ai ete pas mal decu par MacOSX: Pas de gestionnaire de paquets, pas de focus a la souris*, contraintes arbitraires sur certains réglages, etc. Bref, c’est beau et ca brille, mais au final c’est assez contre-intuitif sur pas mal de points, et les possibilités de personnalisation sont quelques peu limite. On notera aussi que les mises a jour de MacOSX Leopard flinguent** potentiellement le Wifi. Bref, ca me laissait un facheux arrière-gout de Windows juste en plus stable et un peu plus Unixy.

Une sorte de tradition linuxienne veut que quand on galère a installer Linux sur une machine, on documente la procédure qu’on a suivi pour y arriver, ajoutant ainsi a l’amat de documentations rapidement obsolètes et trop souvent spécifiques a des configuration bien précises. Mais bon, voici quand même la mienne:

Informations préliminaires:

  • Si vous ne connaissez rien à Linux, oubliez. Pour l'heure, le MacBook Pro n'est définitivement pas une bonne machine pour débuter avec Linux, même avec Ubuntu. Vous devez au moins savoir manipuler couramment la ligne de commande, et savoir patcher, recompiler, et mettre en place un noyau Linux. Bref, une bonne vieille installation de Linux old fashion.
  • Ubuntu ou Debian, le résultat est le même, l'installation et la configuration complète du système est un bordel monstre. Ceci dit, je crois me souvenir que le paquet pommed de Ubuntu n'est pas assez a jour, donc vaut mieux opter pour une Debian testing ou unstable. J'ai aussi rapidement testé FreeBSD, mais celui-ci freeze comme une merde au démarrage.
  • Oubliez les noyaux Linux antérieurs au 2.6.24, ils ne supportent pas la carte Ethernet du MacBook.
  • Oubliez le noyau Linux 2.6.25, il y a un bug dans le pilote IDE qui fait qu'il ne trouve pas le disque dur au demarrage.
  • Au moment de l'écriture de ce document, le noyau 2.6.26 est encore en RC, donc il n'y a pas encore de patchs mactel pour.
  • Donc globalement, la seule solution viable est le noyau 2.6.24, qui, coup de chance, est le noyau fournit sur le CD debian testing (attention, debian stable a un noyau trop vieux !). Mais pas de bol, même si ce noyau suffit pour l'installation, il faut le patcher pour avoir un support du MacBook Pro aussi complet que possible.
  • Le wifi est a configurer après l'installation: Il va donc vous falloir une connexion a Internet via Ethernet.
  • L'autonomie de la batterie est moindre sous Linux que sous MacOSX (genre environ 3h30 au lieu de 5h). Aucune idée de pourquoi, mais on m'a laisse entendre que si on ne met pas en place le pilote de la webcam, celle-ci tire sur la batterie (merci Apple pour ce merveilleux réglage par défaut). Et évidemment, pour bien faire, je n'ai pas encore réussi a faire tourner la webcam sous Linux (mais il parait que c'est possible ! :)

L’installation:

  • Commencez par installer Refit.
  • Vu que je voulais un triple-boot (Linux, MacOSX, Windows), j'ai commencé par l'installation de Windows via BootCamp (genre 160Go pour MacOSX et 40Go pour Windows)
  • Une fois l'abomination de l'informatique installée (ah qu'est-ce qu'on ferait pas pour quelques jeux videos ...), reste a installer Linux.
  • Je ne vous recommande vraiment pas d'utiliser les outils Linux pour partitionner le disque : Quand j'ai essayé, ca m'a posé un nombre incalculable de problèmes, dont celui de traumatiser définitivement l'outil de partitionnement de MacOSX. Donc globalement, il vaut mieux utilisez l'outil de partitionnement de MacOSX pour reduire encore la partition MacOSX et y foutre une ou plusieurs partitions (en vfat par exemple) entre MacOSX et Windows. Le but du jeu est de ne pas avoir a modifier la table des partitions lors de l'installation de Linux, juste leurs contenus (ce qui inclus leurs systèmes de fichier).
  • Si vous faites un triple-boot, il faut savoir que vous ne pouvez avoir que 4 partitions : 1 est prise pour le système de boot, 1 est prise par MacOSX, et 1 est prise par Windows. Cette limitation est du a l'EFI qui ne supporte pas les partitions étendues (mais qui accepte plus que 4 partitions primaires), et a ce dinosaure de Windows qui ne supporte pas plus de 4 partitions primaires. Ce qui vous laisse donc une seule partition pour Linux (et donc pas de swap ...). Pour ce qui est du swap, avec 2Go de ram, de toute facon, il ne sert jamais, et si vraiment vous en voulez un, je suppose qu'il est possible d'en faire un depuis un fichier sur la partition / plutôt qu'a partir directement d'une partition.
  • Démarrer l'installation de Linux
  • Au moment de partitionner, n'oubliez pas : ne touchez pas la table des partitions, modifiez juste le contenu du ou des partitions.
  • Pour ce qui est du bootloader, certaines documentations laisse entendre que GRUB et l'EFI s'aiment pas, et qu'il faut donc opter pour Lilo.

Post-Installation pour les triple-boot:

  • Au redémarrage, au niveau de refit, il devrait y avoir une option genre "partition tool".
  • Sélectionnez la, ca devrait vous proposer de mettre a jour la table des partitions (je ne sais pas precisement a quoi ca sert, ormis que si vous ne le faites pas, Windows va encore jouer les autistes).
  • En créant une partition entre MacOSX et Windows, vous avez deplacé Windows sur la troisième partition. Du coup si vous tentez de booter Windows, celui ci ne va plus rien comprendre et va planter lamentablement. Pour réparer ca, il faut booter a nouveau sur le CD windows, dire a l'installeur qu'on veut faire une réparation, et une fois dans le shell, balancer un "fixboot" (et peut-être d'autres commandes, hm).

Configuration:

A partir de la, vous devriez avoir un Linux qui boot (et si ce n’est pas le cas, ben euh, “bonne chance” …). Sauf que comme vous le constaterez, diverses choses manquent: Le Wifi, le clavier retroeclairé, la webcam, le deuxième et le troisième bouton de la souris, et surtout, le réglage de la luminosité de l’écran (qui, pour bien faire, est a fond par défaut, histoire de bien vous brulez les yeux, re-merci Apple :).

  • Commencons par le plus urgent, l'écran:
    • Pour que le support de la luminosité tombe en marche, il nous faut pommed et un noyau avec les patchs mactel. On va donc commencer par le noyau.
    • La luminosité brûle moins les yeux avec une console a fond noir qu'avec un serveur X plein de couleurs, donc zou, Ctrl-Alt-F1. Ca va deja mieux non ? :)
    • Si vous voulez passer de Debian testing a unstable, c'est le moment.
    • Debian unstable ne fournit plus les sources du noyau 2.6.24, donc va falloir aller les recuperer nous même sur kernel.org.
    • apt-get install links2 subversion && apt-get install build-essential module-assistant kernel-package
    • Pendant que build-essential et module-assistant telechargent: Dans une autre console, cd /usr/src && links2 http://kernel.org/ (le menu est accessible via F10).
    • Lancer le telechargement des sources du 2.6.24
    • Dans une autre console : mkdir ~/svn && cd ~/svn && svn co https://mactel-linux.svn.sourceforge.net/svnroot/mactel-linux/trunk/kernel mactel
    • Une fois build-essential installé:
      • wget http://jflesch.kwain.net/~jflesch/macbook/bl.c && gcc -o bl bl.c && ./bl 1
      • Tout de suite, ca va mieux, non ? :). Ceci dit, ce petit programme est loin d'être aussi pratique que pommed, donc poursuivons avec les patchs mactel et pommed
    • Une fois le noyau telechargé:
    • export CONCURRENCY_LEVEL=4 (ca devrait donner un peu plus de patate a la compilation)
    • cd /usr/src && tar -xjf \[la ou votre linux-2.6.24-xx.tar.bz2 se trouve\]
    • cd ~/svn/mactel/mactel-patches-2.6.24 && ./apply /usr/src/linux-2.6.24.xx
    • cd /usr/src/linux-2.6.24.xx && make-kpkg clean
    • make menuconfig
      • Optionnel: Vous pouvez optimiser le noyau pour un Core 2 duo et régler le scheduler pour un desktop plutôt qu'un serveur
      • Obligatoire:
        • Retirer le support ATA/ATAPI/MFM/RLL : Sinon c'est le pilote IDE pour le chipset ICH qui va prendre en charge le lecteur CD, et de temps en temps ce pilote devient un peu maboule. Rassurez vous, le pilote PATA MPIIX (section SATA & PATA) peut aussi le prendre en charge, et lui, il ne fait pas le con (le lecteur cd sera /dev/scd0 au lieu de /dev/hda).
        • Vérifier que vous avez le support EFI et le support pour 4GB de ram activés (même si vous n'avez que 2GB).
      • Il y a sûrement quelques autres options relatives aux macbook a choisir, donc pensez a faire le tour.
      • Si vous avez un macbook pro 4.1 et que vous voulez gagner du temps, vous pouvez aussi plus simplement remplacer le .config generé par make menuconfig par le mien
    • make-kpkg --initrd buildpackage
    • Pendant que ca compile : Dans une autre console, apt-get install pommed
    • Éditez /etc/pommed.conf : remplacer /dev/dvd par /dev/scd0
    • Une fois le noyau compilé: cd /usr/src && dpkg -i \*deb
    • J'ai aussi ajouté "applesmc" et "appletouch" a mon /etc/modules (pas sûr que le deuxième soit utile)
    • Retirez les meta-paquets linux-image-686, linux-image-686-bigmem, linux-image-2.6-686, linux-image-2.6-686-bigmem, pour éviter que les mises a jour de noyau via apt remplacent notre beau et precieux noyau.
    • Redémarrez
    • Si tout se passe bien, les hotkeys devraient marcher (Notes: seulement testé avec Gnome ; a chaque debut de session ; les hotkeys pour contrôler l'éclairage du clavier ne marchent pas chez moi)
  • Le clavier et le trackpad, pour comblez leurs manques de touches/boutons:
    • Mon xmodmap : La touche command de droite sert de click droit, la touche command de gauche sert de modificateur (mod+flèches haut/bas == page up/down ; mod+flèches gauche/droite == debut/fin de ligne ; mod+click droit == click milieu)
    • Pour l'appliquer : xmodmap ~/.xmodmap && xkbset m (doivent etre lancés a chaque début de sessions)
    • Pour avoir un joli son de goute avec pommed a chaque changement de volume, il vous faut editer /etc/pommed.conf et modifier dans "audio" les valeurs "volume", "speakers", "headphones" (les valeurs sont chez moi, respectivement, "PCM", "Speakers", "Speakers" (la derniere est probablement fausse en fait)), et mettre, dans "beeper", "enabled" a "true"
  • Le wifi:
    • Un ami m'a recommandé de ne pas m'emmerder avec les pilotes libres et d'utiliser directement ndiswrapper. Ce que j'ai fait.
    • La procédure est relativement simple et bien documentée => RTFM.
  • La télécommande Apple avec Lirc et Rhythmbox:
    • Le périphérique devrait etre /dev/usb/hiddev0 (vous pouvez vérifier avec cat et votre zapette ; apparemment pas besoin du module appleir)
    • J'ai du generer mon propre lircd.conf avec irrecord, donc pour vous faire gagner du temps, voici mes fichiers de config:
    • Update: Il semblerait que le systeme de peering d'Apple entre la telecommande et l'ordinateur utilise en fait le dernier octet d'entete envoye par la telecommande pour l'identifier, ce qui implique que vous devrez generer votre propre lircd.conf avec irrecord -H macmini \[votre lircd.conf\].

Pour tout le reste, les procédures habituelles s’appliquent, => RTFM.

Bon, aller, prochaine étape, le support complet du trackpad multi-touch et de la webcam :)

Update: Ubuntu 8.10 supporte mon MacBook pro out-of-the-box, multi-touch inclus.


* : "Le focus a la souris" : La fenêtre qui a le focus est toujours celle qui est sous le curseur de la souris. Par opposition au "focus au click" ou la fenêtre qui a le focus est la dernière a avoir recu un click. Au passage, je précise que le focus implique que la fenêtre recoit les entrées claviers, mais n'implique pas qu'elle soit au premier plan.** : Histoire de nourrir le troll : Après avoir mis a jour le système, je me suis retrouver dans l'impossibilité d'utiliser les protocoles TCP sur le réseau Wifi GoogleGuest (mais le TCP par Ethernet marchait tres bien). On a rapidement fait le tour des possibilités avec deux des collègues, et on a rien trouvé. Bizarrement après avoir réinstaller sans faire les mises a jour, ca marchait a nouveau. Et toujours aussi bizarrement, j'ai vu rapidement au détour de quelques forums que d'autres personnes semblaient etre aussi en lutte avec le WiFi après avoir mis a jour. Bref, la politique de Apple de faire un système d'exploitation seulement pour un jeu d'ordinateurs bien précis dans le but de fournir un support plus fin me semble quelque peu inefficace.</coup de gueule>]]>
Mon, 26 May 2008 02:00:00 +0200 http://jflesch.kwain.net/blog/macbook_pro_4_1_et_linux.html
(2008/05/26) Toujours vivant http://jflesch.kwain.net/blog/toujours_vivant.html jflesch@gmail.com Je n’ai pas blogué depuis quelques temps, mais je suis encore vivant. Je sais même où je vais vivre a partir du 1er juin, et je vais semble-t-il avoir de la visite a partir de la mi-juillet :)

Où je vais vivre

Lundi dernier (ou le lundi d’avant, hm, je ne sais plus, ma mémoire flanche …), j’ai finalement trouvé où j’allais dormir a partir du 1 juin : Jusqu’au 15 juin, encore et toujours la résidence de la NASA, et ensuite, en colocation :)

En fait, il se trouve que j’ai une collègue, Neha (une singapourienne), qui est actuellement en colocation avec une autre demoiselle. Sa colocatrice partant le 15 juin, elle m’a proposé de prendre sa place. Sauf que moi, il me fallait un toit pour le 1er juin, pas le 15. Donc le plan initial était que je dorme dans leur salon (elles ont un canapé dépliable) pendant les 2 semaines en question. Cependant, cette idée ne m’enchantant guère, je me suis rapidement renseigné auprès de l’accueil de la résidence ou je suis actuellement, et il se trouve qu’il m’est possible d’étendre ma réservation. Vu que ma chambre actuelle est reservée de longue date par quelqu’un d’autre pour le 1er juin, ca impliquera un changement de chambre avant le 1 juin, mais rien de bien méchant en somme.

Pour l’anecdote, il semblerait que l’appartement en question fut autrefois celui où Sam et Dave ont vécus durant leurs stages a Google (comme quoi le Monde est petit :). Il s’agit d’un appartement dans Mountain View, pas tres loin de Google (le trajet est largement faisable a vélo) sur California Street, dans un quartier semble-t-il majoritairement “latino”.

De la visite

Fabien, un ex-camarade d'IUT, a semble-t-il décidé de profiter de ma présence aux États-Unis pour venir faire du tourisme, pendant un mois entier (on peut pas dire qu'il fasse les choses a moitié :). Il devrait arriver mi-juillet et repartir mi-août. Je ne sais pas exactement ce qu'il a prévu de faire (ormis s'acheter un laptop moins bien que le mien ;), mais je pense mettre a contribution mes week-ends, ainsi que sûrement prendre quelques jours de congé non-payés, pour partir en balade avec lui.

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Mon, 26 May 2008 02:00:00 +0200 http://jflesch.kwain.net/blog/toujours_vivant.html
(2008/05/05) Craquage http://jflesch.kwain.net/blog/craquage.html jflesch@gmail.com Hier, j’ai craqué.

En effet, comme certaines personnes le savent déjà, cela fait maintenant un bout de temps que je songe a m’acheter un nouvel ordinateur portable. En effet, étant au États-Unis, je me suis retrouvé coincé avec juste mon laptop : un vieux IBM Thinkpad X30 (PIII 1.2, 512 de ram, 40Go de disque). Certaines personnes diront que c’est suffisant. Après un mois dessus, je peux vous dire que non, enfin, en tout cas, pas pour un geek comme moi :

  • L'ordi manque considérablement de patate (genre vous lancez Miro et Firefox, et paf il est a genoux)
  • Pas possible de jouer dessus (faut croire que je suis drogué aux jeux vidéos, vu que je commence a ressentir un léger effet de manque)
  • Dernièrement, il s'est mis a freezer plus ou moins aléatoirement (toutes les 1 a 3 heures). Ça semble être du a la dernière mise a jour du noyau Linux. En tout cas, il ne freeze que quand j'utilise le Wifi (sachant que j'utilise globalement le Wifi tout le temps en ce moment). Comme quoi Ubuntu n'est pas parfaite :/

Comme tout ceux qui me connaissent le savent, je passe un temps incalculable devant l’ordinateur. Je vous laisse donc imaginer le niveau de frustration que cette situation m’imposait.

Du coup, il y a quelques jours, ayant enfin assez de sous sur mon compte ainsi qu’une carte bancaire américaine, je décide de passer commande sur le site de Lenovo pour un nouveau Thinkpad. Le T61, un portable qui ne chauffe pas trop, avec tout les gadgets dont je pourrais avoir potentiellement besoin , assez de patate pour supporter la pire des applications que je puisse trouver, et qui surtout est fourni (et est donc compatible) avec Linux. Le site annonçait 1 a 3 semaines pour faire construire le portable. Soit, « c’est long, mais je survivrais » me suis-je dis. Après avoir passer commande, le site m’annonce fièrement que la date estimée pour la fabrication sera début du mois prochain. Bon, 4 semaines au lieu de 3, je grince des dents, mais je survivrais.

Hier, je reçois un mail de Lenovo me disant grosso-modo : « On a pas réussi a utiliser votre numéro de carte bancaire pour le prélèvement, et l’adresse de livraison ne correspond pas a l’adresse de la carte bancaire, merci de nous recontactez rapidement, sinon on risque de devoir annuler votre commande ». Concernant la vérification de l’adresse, ils prévenaient effectivement sur leur site qu’ils etaient un peu maniaque sur ce point, et voulant me faire livrer le portable a Google, j’avais fait mettre a jour mes informations a la banque en ce sens. Visiblement, c’est un échec.

Le craquage: alors que je finissais de lire le mail, mon portable freeze … La, comme diraient les anglophones, je deviens berserk ( http://fr.wikipedia.org/wiki/Berserk ) ! Dans le quart de seconde qui suit, je me rappelle d’une discussion avec un collègue ou il précisait qu’il y avait des magasins Apple un peu partout dans la baie de san francisco, Je redémarre donc la bouze qui me sert de portable, regarde sur Internet la position du magasin le plus proche, les horaires d’ouvertures, ainsi que la compatibilité des Macbook pro avec Linux (des fois que MacOSX ne me plaise pas). Miracle, il est ouvert jusqu’à 22h (la scène se passe un samedi aux environs de 19h). Toujours en mode berserk, je prépare à la va-vite mon trajet (velo, train, puis un peu de marche a pied) et mon sac et j’enfourche mon vélo.

19h20 : Je viens de rater le train précédent. Pas grave, c’était prévu. Vu que le week-end il n’y a que un train toutes les heures, je poireautes sagement en compagnie de mon artefact X30 à la gare. Pour l’anecdote, il y avait aussi un gamin (~13 ans) en compagnie d’un jeune un peu plus âgé (~15 ans). Ce gamin a passé environ 45min a dire des trucs qui correspondait vraisemblablement a des paroles de rap. Malgré l’absence de tempo autre que celui d’un tambour (absence caractéristique dans les musique dites « de rue »), je pense avoir réussi a identifier ces paroles comme étant issues de « chansons » de rap par la fréquence du mot « fuck » ainsi que des propos particulièrement vulgaires et violents. A coté de ça, l’autre jeune passait apparemment son temps a rigoler de ce que le gamin disait. Bref, ils étaient un peu lourdingues, mais mes écouteurs et mon antiquité de laptop ont partiellement résolu le problème.

21h : Arrivée a Palo Alto. Le centre-ville de Palo-Alto est nettement plus classieux que celui de Mountain View. En fait, ça m’a fait pensé au centre-ville de Colmar a 19h, juste en moins alsacien.

21h15: Arrivée au Apple Store. Rien a redire sur ce magasin : Le magasin est spacieux, soigneusement organisé. Il y avait un monde fou, et pourtant il y avait toujours un vendeur disponible a l’entrée pour accueillir les clients. Par contre, quand j’ai demandé a un vendeur pour acheter un MacBook Pro, la personne m’a redirigé sur un autre vendeur, qui lui même m’a redirige sur un autre vendeur (apparemment les deux premiers étaient déjà occupes). Vendeur sympathique, compétent, souriant, et énergique. Bref, ça contraste avec certains vendeurs français ;). Le vendeur me demande ce que je veux, je lui dis que je veux ça, ça et ça ainsi que les accessoires X et Y, il me propose encore rapidement quelques options, et hop, l’affaire est conclue. Je teste rapidement le portable et m’en vais. En sortant, tout les vendeurs a proximité de qui je passe me souhaite une bonne soirée avec de grands et amicaux sourires. Désormais je saurais quel effet ça fait de sortir d’un magasin avec plus de 2000$ de courses ^^

Résultat des courses : J’ai payé environ 700$ de plus pour un portable qui une config globalement équivalente a celle du Thinkpad que je voulais d’acheter. Par contre, le portable a un bien meilleur design, et ça me donne l’occasion d’essayer MacOSX. Prochaine étape, appelez Lenovo pour leur dire explicitement d’annuler ma commande avant qu’ils me disent “ah non en fait c’est bon, on a réussi a faire passer votre carte”.

Mon prochain post devait concerner le MacBook, ce que je trouve bien dessus et ce qui, a mon avis, crains (parce-que contrairement a ce qu’on dit couramment sur MacOSX, je trouve que l’interface graphique laisse a désirer)

PS: Vous avez surement remarqué que pas mal d’accents manquent dans ce post. C’est normal en fait, vu que je suis entrain de le rédiger sur mon MacBook, et qu’il a un clavier américain (donc sans accents) :)

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Mon, 05 May 2008 02:00:00 +0200 http://jflesch.kwain.net/blog/craquage.html
(2008/04/17) Le build http://jflesch.kwain.net/blog/le_build.html jflesch@gmail.com Hier*, j’ai effectué les premiers commits de mon stage. Et hier, j’ai cassé le build. \o/

Pour les non-geeks:

  • Le commit: Lorsque vous avez finit de modifier un programme, vous envoyer ces modifications sur un serveur central pour les partager rapidement avec tout vos collègues. L’envoi de ces modifications est ce qu’on appelle le “commit” (ou parfois le “submit”).
  • Le build: Les gros projets informatiques sont en général particulièrement longs à construire de zéro. Mais cette construction est nécessaire pour s’assurer que tout le projet est cohérent. Du coup, un ordinateur est dédié à la construction périodique de l’ensemble du projet. Cette construction est ce qu’on appelle le “build”.
  • Casser le build : Ça consiste à commiter des changements qui empêche la construction du projet. Du coup, la machine chargée de le construire, après avoir lutter pendant au moins 1/2h pour construire le projet, se prend les pieds dans le tapis avant d’avoir fini. Du coup tout les programmeurs reçoivent un mail disant que quelqu’un a fait une boulette. Une fois le coupable démasqué, il se doit de commiter de nouveaux changements pour réparer le build (selon les habitudes de l’équipe, il peut aussi avoir un gage). C’est pas bien méchant, mais ça fait perdre un peu de temps à tout le monde.

Globalement, casser le build est quelque-chose qui arrive rarement, mais ça arrive. Parait que je suis un “membre à part entière de l’équipe” maintenant :) (Au passage, mon collègue a flingué le build d’une autre équipe récemment, et eux, c’est un build nettement plus important que le notre :)

Quelques illustrations (en anglais) pour que vous compreniez bien à quel point casser le build est malpoli:

http://www.youbrokethebuild.com/
That is the law


* : Je l'aurais bien bloggué le jour même, mais ma connexion Internet à la NASA en a décidé autrement]]>
Thu, 17 Apr 2008 02:00:00 +0200 http://jflesch.kwain.net/blog/le_build.html
(2007/04/06) L'informatique rend fou http://jflesch.kwain.net/blog/linformatique_rend_fou.html jflesch@gmail.com L’informatique rend fou.

Les preuves:

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Sun, 06 Apr 2008 02:00:00 +0200 http://jflesch.kwain.net/blog/linformatique_rend_fou.html
(2008/04/03) États-Unis - Californication (suite) http://jflesch.kwain.net/blog/etats-unis_-_californication_suite.html jflesch@gmail.com Cela va bientôt faire trois semaines que je suis aux États-Unis*. Bien que j’ai passé l’essentiel de ces 3 semaines à Google (et oui, entre deux tests de restaurants, faut bosser :), il m’est arrivé tout de même deux ou trois choses qui me semblent presque dignes d’être blogguées. Et comme les gens en ont visiblement marre que je raconte ma vie sur IRC, je vais donc la raconter, comme il se doit, ici.

Mon premier contrôle de police aux États-Unis

Aujourd’hui, en rentrant de chez Google le soir vers 22h, j’ai eut droit à mon premier contrôle de police. En effet, je roulais à vélo tranquillement sur le bord de la route longeant la base où je vis. Une voiture arrive derrière moi, puis donne un petit coup de klaxon. Premier réflexe : me mettre à rouler sur le coté pour la laisser passer. La voiture me suit encore. Après quelques secondes, deuxième réflexe : m’arrêter et me retourner tout en demandant pourquoi cet emm*rdeur ne m’a pas encore doublé. C’est là que j’ai réalisé que l’emm*rdeur en question disposait, sur le toit de sa voiture, d’un gyrophare étonnamment coloré. Le policier descend, et commence à discuter rapidement avec moi. Il me demande notamment ce que je fais ici, puis me demande mes papiers. Au cours de la discussion, il m’explique pourquoi il m’a arrêté : En fait, il ne savait pas qu’il y avait un chemin dans le coin qui menait à Google, et se demandait donc pourquoi je tournais autour de la base. Au passage, il me demande ma nationalité. Je lui dis que je suis français, ce à quoi il me répond qu’à l’accent, il aurait plutôt dit que j’étais russe** … Pendant la discussion, un de ses collègue nous rejoint (en se garant comme un sac en travers la route :). S’en suit une discussion assez sympathique où ils me demandent pourquoi je suis au États-Unis, si j’ai déjà fait un peu de tourisme dans le coin, ce que je pense de la Californie, si je prévois de rester après mon stage, etc. Ils me parlent même d’une fête organisée par la Nasa au sein de la base et qui aura lieu prochainement (parait qu’il y aura notamment de la musique, des gens costumés, etc. Ça risque d’être drôle :)

On se croirait dans un film

Depuis que je suis aux États-Unis, j’ai cet étrange sensation d’être dans un décor de film. Ce fût d’autant plus vrai il y a de ça environ 1 semaine : Ce matin là, nous (les nooglers) faisions une pause pendant un cours sur les technologies Google. Cours complètement confidentiel, ça va de soit. Au cours de cette pause, je me suis retrouvé face à un écran de projection sur lequel était affiché un journal télévisé. Le son était coupé, mais en bas de l’écran était retranscrit ce qui y était dit. Et on y voyait Arnold Schwarzenegger entrain de faire un discours au cours duquel il expliquait que les caisses de l’état de Californie sont vides.

Pour résumer : multi-nationale high-tech, présentation confidentielle, news projetées sur grand écran, crise économique, et Arnold Schwarzenegger dans le rôle du gouverneur de la Californie. J’ai dû me pincer deux ou trois fois pour être vraiment sûr de pas m’être simplement endormi devant ma télé.

Une après-midi à San Francisco

Le week-end dernier, je suis parti à San Francisco avec un allemand*** que j’ai rencontré il y a quelques jours. Une fois sur place, on fût rejoint par un noogler suisse et un noogler serbe.

Le plan initial était le suivant : Une fois à San Francisco, on va du coté de la baie pour voir s’il est possible de prendre un bateau pour visiter Alcatraz. Dans le cas fort probable où ça ne serait pas possible, on met la main sur le cinéma le plus proche pour voir le film 21.

Concernant Alcatraz, notre compagnon suisse nous avait prévenu déjà le jour d’avant que ce n’était pas la peine de se faire d’illusion : normalement, pour visiter Alcatraz, il faut réserver au moins 2 semaines à l’avance. Mais notre ami allemand voulait absolument essayer … Donc après plus de 45min de marche dans San Francisco et une séance photo avec des colombiens devant une fontaine aux formes très étranges, on a pu constater par nous même l’impossibilité de visiter Alcatraz sans réservation.

Pour ce qui est du cinéma, nous en avions trouvé un, mais qui ne diffusait pas 21. En fait, à ma grande surprise, il ne diffusait aucun film Hollywoodien, mais presque exclusivement que des films européens. Faute de pouvoir voir le film initialement prévu, notre ami suisse et notre ami serbe décident de nous quitter pour aller passer du temps dans un bar. L’allemand quant à lui me propose d’aller voir un film allemand, The Counterfeiters. Le film était projeté en allemand sous-titré anglais (prochaine fois on ira voir un film français, na :P … euh non … mauvaise idée en fait). Je dois admettre que le film fût nettement plus intéressant que ce que j’imaginais. Ceci dit, aller aux États-Unis pour voir un film allemand, je trouve ça un peu biscornu :)


* : enfin Dave dirait sûrement que je suis en Californie, et que mine de rien c'est un état bien à part :)
** : la dernière fois (par téléphone), on m'avait pris pour un chinois ... je serais donc tenter de penser que ma prononciation s'améliore quand même progressivement ...
*** : pour anticiper une question de mon père : nous discutons en anglais.

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Thu, 03 Apr 2008 02:00:00 +0200 http://jflesch.kwain.net/blog/etats-unis_-_californication_suite.html
(2008/03/24) États-Unis - Californication http://jflesch.kwain.net/blog/etats-unis_-_californication.html jflesch@gmail.com First things first, pour tout ceux qui se demanderaient, non, je ne suis pas mort. En fait, j'étais soit trop occupé soit trop fatigué pour rédiger ce billet, c'est tout.
Bref, maintenant que c'est dit, reprenons l'histoire de ma vie(tm) :

Les États-Unis, c’est grand

J’en avais déjà parlé dans mon précédent billet, mais les États-Unis, c’est vraiment très grand. Des voitures aux entreprises en passant par le nombre de voies sur les routes, tout ici est au moins un cran plus grand qu’en Europe. Et Mountain View ne fait pas exception. Il faut savoir que Mountain View est une ville d’environ 80000 habitants que je qualifierais surtout de “résidentielle” (beaucoup de maisons), et avec un centre ville très étalé. Autant vous dire que se balader à pieds dans Mountain View est globalement impensable (j’ai encore les restes d’une énorme cloque sous un de mes doigts de pieds pour appuyer mes propos). Du coup, la première étape pour moi quand je suis arrivé fût de mettre la main sur un vélo.

Le vélo

Première tuile : Pour obtenir un vélo, faut aller en ville, et pour aller en ville, faut soit avoir un vélo, soit utiliser les transports en commun. Le problème, c’est que je suis arrivé vendredi soir, et que la ligne de bus qui couvre la base militaire où je suis ne tourne qu’en semaine. Du coup, je me suis contenté d’aller au magasin le plus proche à pieds pour acheter de quoi survivre pour le week-end.

Le lundi (rappel : j’ai commencé chez Google seulement Mardi), je suis donc aller en bus jusqu’au vendeur de vélo le plus proche. Aucun magasin dans le coin ne semblant faire de location de vélo, je me résigne à en acheter un (avec tout les accessoires qui vont bien). Sauf que le vendeur m’explique qu’il n’a pas le vélo que je veux pour ma taille mais qu’il peut m’en assembler un en deux heures. Pendant ce temps, je m’en vais donc tourner en rond en centre-ville. J’en profite pour passer dans une boutique Verizon (voir la partie sur le téléphone portable plus bas) et je retourne ensuite au magasin récupérer le vélo. Bon, une bonne chose de faite.

Deuxième tuile : Le lendemain, chez Google, un stagiaire m’explique qu’en fait Google prête gratuitement des vélos aux employés* (“gnii!”).

Google

Avant tout, il faut que vous sachiez que j’ai signé un NDA (Non-Disclosure Agreement) qui dit en gros que si je dis quoique ce soit de confidentiel à qui que ce soit qui ne bosse pas chez Google, une milice de ninja-avocats va venir pendant mon sommeil pour m’étouffer avec mon oreiller. Du coup, vu qu’un peu tout chez Google est confidentiel, ça limite pas mal ce que je peux dire sur ce blog. Ce ne sera notamment pas la peine de me demander ce que je fais au juste chez Google, déjà parce-que je ne le sais pas encore, mais surtout parce-que c’est confidentiel.

J’en vois déjà dans le fond qui se demande comment ça se fait que je ne sais pas encore sur quoi je dois travailler. En fait la raison est assez simple : Les stages chez Google commencent par une formation. Je n’en dirais pas plus parce-qu’il y a un ninja qui me regarde bizarrement de l’autre coté de la rue.

Sinon, du coté de ce dont j’ai le droit de parler:

Mon poste de travail : Google a mis a ma disposition un ordinateur dont la configuration me fait quelque peu penser à un titan du calcul. Je n’ai pas encore réussi à le mettre à genoux, mais il parait que c’est faisable. Au passage, j’ai eut droit à un écran plat 30 pouces. C’est super grand comme écran en fait, si grand que ça en devient presque pas pratique. Ben oui, avec ces écrans, dès que vous maximisez une fenêtre, vous avez l’air con, y’a même pas la moitié de l’écran qui est utilisée …

L’équipe dans laquelle je suis : Comme tout le monde le sait, Google est une multi-nationale attirant des employés du monde entier. Du coup, dans mon équipe, il y a notamment 2 américains, 2 français, 1 indienne, 1 chinois, etc. Mon précédent stage était dans une boîte entièrement française, du coup, ca fait bizarre de se retrouver dans un contexte aussi international. On notera qu’avec mon accent et ma prononciation à couper au couteau, il m’est pour l’heure presque impossible de parler avec mon collègue chinois.

Vu qu’on m’a posé la question : Dans l’ensemble il me semble que la proportion de femmes dans les équipes informatiques est plus importante que celle dans les universités où j’ai été. Ceci dit, elle reste loin de 50%. Mais bon, pour rattraper le coup, il reste les équipes non-informatiques de Google ^^ (RH, Compta, etc).

Les 1000 et 1 autres bonus Google :

  • Les micro-kitchens : À même pas 20 mètres de mon bureau se trouve une micro-kitchen fournissant grignotages et boissons à volonté. Il y a aussi un nombre assez important de frigos contenants des jus de fruits un peu partout sur le campus.
  • Les cafés : Google compte à l'heure actuelle sur son campus environ 18 "cafés" (moi j'appellerais ça plutôt des restaurants m'enfin). Chaque café, bien entendu gratuit, propose à midi et le soir plusieurs buffets. Il est aussi possible de petit-déjeuner dans certains d'entre-eux, mais je ne m'y suis pas encore essayé. Pour l'heure je me contente d'essayer un ou deux nouveaux cafés chaque jour avec mon équipe. De plus, il est possible de manger à l'extérieur de certains de ces restaurants (enfin si vous trouvez de la place ...). Pour l'heure, je n'ai pas trouvé un seul restaurant où la nourriture ne soit pas délicieuse (par contre j'en ai trouvé où elle est super épicée ...)
  • Les vélos : En plus de prêter des vélos à ses employés, Google laisse des vélos en libre service sur le campus. Du coup, quand vous devez traverser plus de la moitié du campus ou que vous êtes en retard, vous avez juste à vous servir (d'ailleurs j'ai encore du mal à me faire à cette notion de libre-service concernant les vélos)
  • Deux laveries : Google fournit la lessive, l'adoucissant, la machine à laver, et le sèche-linge. Et comme bien entendu tout le campus est couvert par un réseau WiFi vous pouvez aller troller sur IRC ou encore rédiger un billet de blog pendant que la machine tourne :)
  • Les piscines : Il y a une ou deux petites piscines sur le campus. Je ne les ai pas essayées et je ne compte pas le faire
  • Un terrain de volley : Idem
  • Un T-Rex
  • Et encore plein d'autres choses dont je ne me souviens déjà plus

Pour rassurer ma chère mère qui doit être entrain de se dire que je vais sûrement rentrer obèse ou pire : La nourriture la plus proche de mon bureau est un frigo contenant des jus de fruits, et comme je suis du genre flemmard … :) Au passage, comme je dois faire l’aller-retour entre la NASA et Google chaque jour à vélo, je crains assez peu pour ma ligne. En fait je pense même déjà avoir maigri un peu (mais ne vous inquiétez pas, le MacDonalds près de chez moi m’aide à rester moi même ;)

Le téléphone portable

Étant désormais aux États-Unis, il m’a fallu mettre la main sur un numéro de téléphone portable. Le plan initial était que je récupère le téléphone utilisé par Dave puis par Sam (genre téléphone sans forfait => à recharger). Mais comme vous avez dû le voir, je suis en passe de devenir un professionnel de la tuile, et du coup ça ne s’est pas passé comme prévu.

Première tuile : Quand j’étais encore en France, je suis allé chez Sam pour lui faucher le-dit téléphone. Pas de bol, une fois chez lui, on s’aperçoit que le numéro a été désactivé, faute de rechargement. Du coup, on se renseigne rapidement sur Internet pour vérifier que mon téléphone portable français est bien tri-bande et que donc il marchera aussi aux États-Unis. À partir de là, je me dis que une fois aux États-Unis, j’aurais juste à chercher rapidement une carte SIM.

Deuxième tuile : Lundi, alors que j’attendais que mon vélo soit assemblé, je passe dans une boutique Verizon. Le vendeur m’y explique brièvement que Verizon utilise le CDMA et non pas le GSM, et que donc mon téléphone ne marchera pas chez eux. Il me suggère d’aller voir chez T-Mobile ou AT&T (ça surprend toujours un peu un vendeur qui vous envoi chez le concurrent ^^). Mon téléphone s’étant connecté automatiquement sur le réseau T-Mobile quand je suis arrivé aux États-Unis, je me dis que je tâcherais d’aller les voir dès que possible.

Troisième tuile : Samedi, ayant des courses à faire, je repère rapidement la boutique T-Mobile la plus proche sur Google Maps et décide d’y aller. Une fois sur place, je discute avec un vendeur qui me confirme que si je prends une SIM chez eux, ça marchera. Cool. Au passage j’en profite pour lui demander s’ils vendent des téléphones intéressants avec les cartes SIM à recharges (leurs téléphones sont nettement moins chers qu’en France). Il me montre trois modèles soit équivalents au mien, soit plus pourris. Je laisse donc tomber cette idée. Il m’amène une carte SIM. Je la met dans mon portable, et là, cet idiot de téléphone m’affiche “Network lock.” … Ben oui, j’avais oublié de le faire déverrouiller avant de partir et il refuse donc de s’allumer sans une carte SIM Orange … Or pour déverrouiller un téléphone, il faut appeler orange et leur donner je-ne-sais-plus-quel-numéro qui est enterré quelque-part dans mes papiers en France …

Quatrième tuile : Je choisi donc d’acheter le téléphone le moins pourri des trois qu’il m’avait montré. Il s’agit, comme pour mon téléphone français, d’un téléphone Samsung. Moi qui m’était juré que mon prochain téléphone serait un Nokia … Bon, à la rigueur, il me permet aussi de prendre des photos**, donc ça me suffit. En rentrant chez moi, je tente de transférer les photos de mon téléphone français sur mon téléphone américain via Bluetooth. Sauf que ça ne marche pas. Je pense que c’est les fréquences utilisées par le Bluetooth qui ne sont pas les mêmes en France et aux États-Unis … Conclusion, je suis bon pour acheter aussi un donglet USB Bluetooth américain pour mon ordinateur. Enfin je ferais ça quand j’aurais des sous. Pour l’instant il vous faudra juste vous passer de photos :P

Mon numéro de téléphone est donc : 650-390-xxxx Le préfixe pour les États-Unis : +1 (si vous n’avez pas de ’+’ sur votre téléphone, je crois qu’il faut jouer avec le 0, mais je ne me rappelle plus comment) Si vous décidez de m’appeler, merci de ne pas oublier que la France a actuellement 8 heures d’avance sur la Californie.

Update: Ne m'appelez pas sur ce numéro en fait. Sur un téléphone portable prépayé au États-Unis, vous payez aussi pour recevoir un appel en fait \! Et quand quelqu'un m'appelle de l'international, ça raque \! Appelez moi plutôt au boulot (par contre va falloir me mailer pour le connaitre, parce-que ca ne me semble pas une bonne idée de le mettre ici)

Je me permet aussi de faire une rapide remarque sur les offres de opérateurs américains : Elles sont globalement nettement plus complètes et compétitives que les offres françaises. Un exemple tout bête : Quand je prends une photo avec mon téléphone, il me propose de l’envoyer à T-Mobile qui me la rend ensuite accessible via Internet. Il faut encore que je vérifie dans ma paperasse, mais je suis presque sûr que c’est un service gratuit. De plus les forfaits m’ont semblé nettement plus intéressants qu’en France. Sans parler du fait que dans 3 mois je pourrais débloquer mon téléphone à recharges (d’après mes souvenirs, en France, c’est au moins 1 an).

La banque

Pour les futurs stagiaires qui se demanderaient, conformément aux recommandations de Dave, je suis allé ouvrir un compte à la Washington Mutual quelques jours avant de commencer chez Google. J’y ai été accueilli par une charmante jeune banquière. Je lui ai simplement dit que j’allais être stagiaire chez Google, elle m’a demandé une pièce d’identité, et le compte était ouvert. J’ai même eut droit à un chéquier. Par contre, j’attends toujours la carte bancaire (que je suis supposé recevoir par la poste), et pour la gestion du compte par Internet, il faut un SSN (Social Security Number) que je n’aurais que plus tard (quand j’aurais pris la peine d’aller le chercher en fait).

Au passage, j’ai noté un contraste assez importants avec les banques françaises. Déjà sur la forme : En France, le banquier classique est relativement bien habillé, au minimum avec une chemise. À la Washington Mutual, les employés portaient tous un tshirt vert avec le slogan actuel de la banque écrit dessus, à savoir “Woo Hoo”. De même, le chéquier de base semble être un chéquier fantaisie : En effet, chaque chèque a une apparence un peu différente, et les 3/4 d’entre eux ont un personnage de cartoon dessiné dessus. Sur le fond : Le compte bancaire est gratuit. La carte bancaire (attention, pas une carte de crédit) est gratuite. Le chéquier est gratuit. La gestion du compte par Internet est gratuite. Bref, comme Dave me l’a expliqué, ce n’est clairement pas là dessus qu’ils se font de l’argent. Ça tombe bien, modulo les virements internationaux, c’est juste de ça dont j’ai besoin :)

La télévision

La télévision américaine, c’est franchement de la merde. Sérieusement, on se plaint de la qualité merdique des principales chaînes de télévision françaises, mais aux États-Unis, le problème est encore pire.

Là où je suis, j’ai accès à une vingtaine de chaînes. La première est la Fox, mondialement connue pour son manque total d’objectivité. Je crois que je devrais en avoir une autre avant, mais ma télé a décidé que la première chaîne correspondrait à une très intéressante et auto-renouvelée émission sur la neige. L’essentiel des autres chaînes se ressemble : Beaucoup d’émissions à faible contenu (le pire étant bien entendu les multiples équivalents de nos “à la recherche de la nouvelle star” et autres “star academy”). Ceci dit, il y en a quelques-unes qui se distinguent : La première, dont j’ai oublié le nom, parce-que le soir elle passe un cartoon particulièrement satirique appelé ”Family Guy”. Ensuite il y a la chaîne “military channel” (ben oui, je suis dans une base militaire mine de rien), qui explique par exemple comment les anglais combattent des insurgés afghans ou bien encore l’histoire des avions de chasse. Et pour finir, il y a une chaîne historique, dont je n’ai dû voir qu’une émission jusqu’à présent mais qui restera à jamais gravée dans ma mémoire : Il s’agissait d’une étude sur la crucifixion de Jésus. Assez fascinant de voir que des gens ont pris la peine de se demander comment il était effectivement possible pour des poignets humains de résister à une aussi longue crucifixion. De même, en bon français, ça m’a un peu surpris d’entendre la voix off dire “Aujourd’hui, bien que la crucifixion de Jésus soit un fait universellement reconnu par les scientifiques, […]” … Toujours dans cette optique d’émissions typiquement américaines, voir un épisode de Star Trek classic à la télé, ça choque (c’est tellement kitch qu’aucune chaîne française n’a osé diffuser ça depuis des dizaines d’années).

Une autre distinction avec les chaînes françaises concerne certaines de leurs habitudes: Tout d’abord, j’ai été encore une fois été surpris par une chaîne qui diffusait “Matrix” (mine de rien, pour la télé américaine, ça doit être pas mal intellectuel comme film). Mais j’ai été encore plus étonné quand j’ai constaté qu’ils ont choisi de diffuser le film deux fois de suite. Sinon, une autre grosse différence avec les chaînes françaises se trouve au niveau des publicités : Il y en a facilement 4 fois plus qu’en France ! C’est simple en fait : Quand vous zappez, vous êtes chanceux si vous tombez sur une chaîne qui diffuse effectivement une émission et non de la pub. Le summum, c’est qu’ils diffusent tellement de pubs qu’ils en arrivent à en diffuser juste avant les génériques de fin des émissions ! Concernant le niveau des pubs, c’est comme en France, il y du bon et du merdique. C’est juste plus extrême.

À propos des pubs, un truc qui fait assez peur, c’est le nombre de pubs pour des médicaments. Quelque-chose me dit que l’automédication aux États-Unis doit être un véritable cauchemar pour les médecins.

Bon, heureusement, il me reste la possibilité de regarder les Guignols de l’info via Internet ^^

Le coût de la vie

En fait les prix aux États-Unis, en règle général, me font penser aux prix en France. Autrement dit, à un taux de conversion de 1, les prix sont presque les mêmes. Exceptions faites de tout ce qui touche aux nouvelles technologies, les aliments chimiques comme les sodas, ou bien les menus des fast-food, qui sont tous nettement moins chers. Donc globalement, avec le dollar qui se casse la gueule, c’est tout bénef’ pour moi :). Par contre, au rythme où il se casse la gueule, je crois que quand je vais revenir en Europe et reconvertir mon argent en euros, je vais être pauvre.

Le reste

Dans le style bizarrerie typiquement américaine, samedi dernier, deux bibles sont apparues dans un tiroir de ma chambre. Sur leurs couvertures est écrit “Placed by the Gideons”. Je pense en ramener une en France, en souvenir :)

Sinon, sur mon temps libre, j’ai commencé à développer une étrange fascination pour la chasse d’eau de ma chambre. Non, je vous rassure tout de suite, je suis pas encore devenu psychopathe au point de la tirer juste pour voir l’eau couler. C’est juste que le trou d’évacuation est deux fois plus petit que les WC en France, que la chasse d’eau opère sans réservoir d’eau, et que pourtant elle arrive à faire passer des “choses” particulièrement volumineuses … 8D

Conclusion

À partir de là, je pense avoir dit l’essentiel. Je risque donc de ne plus bloguer avant quelques temps.


* : Je sais pas pourquoi, mais quelque chose me dit que un Googler et un ex-Googler de ma connaissance ont dû bien rigoler en lisant ça :P
** : Concernant les photos : Je suis aussi assez limité concernant les photos que je peux prendre au Googleplex. Donc si vous vous demandez à quoi ça ressemble, je pense que le plus simple est encore que vous demandiez à Google directement.

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Mon, 24 Mar 2008 01:00:00 +0100 http://jflesch.kwain.net/blog/etats-unis_-_californication.html
(2008/03/16) États-Unis - Voyage aller http://jflesch.kwain.net/blog/etats-unis_-_voyage_aller.html jflesch@gmail.com Comme la plupart des gens qui me connaissent le savent (pour ne pas dire tous), je serais en stage à Google US au États-Unis à partir de Mardi. Il y a 2 jours, j’ai entamé mon voyage vers les États-Unis. Maintenant que je suis arrivé, j’ai écrit ce billet pour relater mes incroyables aventures. Je l’ai écrit en français pour que tout ceux que je connais puissent le comprendre (famille incluse), mais j’y ai aussi détaillé pas mal de choses de sorte que ça puisse éventuellement servir à d’autres stagiaires français partant à Google aux États-Unis.

Introduction

Voyage aux États-Unis, aller Récit d’un Hobbi^W euh … bon.

Étant donné un départ en avion à Paris le matin, j’avais choisi de passer la nuit à l’hôtel prêt de l’aéroport. J’ai pris mes billets chez British Airways, et du coup j’avais une escale à Londres. Mon voyage était donc planifié comme il suit:

  • Départ en train à 14h de Colmar, direction Paris, avec un changement à Strasbourg
  • Métro -> RER -> Formule 1 -> Dodo
  • Lendemain, départ en avion à 10h30 de Paris, direction Londres
  • À Londres, départ à 13h45 à destination de San Francisco
  • De San Francisco à Mountain View, taxi (parce-que je suis une grosse feignasse, et qu'après plus de 10h d'avion, je m'attendais à ne pas pouvoir tenir debout)

Et comme vous vous en douter, ça ne s’est pas passé exactement comme prévu. Beaucoup de choses qui auraient pu mal tourner, beaucoup de choses qui ont mal tournées, mais heureusement, rien de grave.

Départ de Colmar, direction Strasbourg

Première tuile : J’arrive à la gare, le train est déjà affiché avec 10min de retard.

Deuxième tuile : Retard inclut, le train n’arrive pas à l’heure prévue.

Troisième tuile : Le panneau d’affichage se décide enfin à se mettre à jour : Le train est affiché avec 1h15 de retard (ce qui pour bien faire me fait rater mon changement)

Comme qui dirait, “ça commence bien”. Je vais donc au guichet, et la demoiselle me change rapidement ma réservation Strasbourg->Paris. Elle me met en “sur-réservation” : Autrement dit, dans le TGV que je vais prendre, toutes les places sont réservées, et il faudra que je m’incruste sur une place vide modulo une rapide négociation avec le contrôleur.

Départ de Strasbourg, direction Paris

Première tuile : Le train arrive. Je m’en vais donc demander au contrôleur où me placer. Sauf qu’une horde de gens est déjà sur lui à l’assommer de diverses questions concernant toutes des problèmes de placement dans le train.

Deuxième tuile : J’arrive à mettre la main sur le contrôleur qui me répond en bref ”Y’a plus de places dans les wagons, démerdez-vous avec les strapontins” (sièges pliables entre les wagons).

L’expérience “strapontin” : Le siège est petit (j’avais une moitié de fesse qui dépassait*), placé à un endroit de m*rde (entre les deux wagons, vous avez du monde qui passe presque tout le temps), et vous avez droit à tout les bruits des wagons possibles et imaginables.

Ceci dit, la bonne nouvelle, c’est qu’ils sont entrain de déployer un accès internet WiFi dans les TGV en commençant apparemment par le TGV est. La mauvaise nouvelle, c’est que c’est encore assez “expérimental”, et ça se voit. Globalement, Internet n’y est accessible que la moitié du trajet (moitié bien entendu répartie aléatoirement sur l’ensemble du trajet … c’est tellement plus drôle de faire sauter les sessions ssh/Gmail n’importe quand :P)

Départ de la Gare de l’est, direction le Formule 1 de Charles-de-Gaulle

La tuile : J’avais regardé la position du Formule 1 sur Google Maps. Sauf qu’apparemment, la numérotation des rues sur Google Maps ne correspond pas à la réalité, et du coup le Formule 1 n’était pas franchement là où je l’attendais.

Résultat : Je suis descendu du RER à “Parc des expos” au lieu de “Charles de Gaulle 1” (déjà là j’aurais du sentir le piège). En remontant la “malle des peupliers” (qui mine de rien doit bien faire son kilomètre), j’ai croisé un autre gars lui aussi se baladant avec un gros bagage. Après rapide discussion, lui aussi devait prendre l’avion le lendemain, et il se trouvait que lui aussi cherchait le Formule 1. Sauf que lui aussi tenait ses renseignements de Google Maps … On arrive donc ensuite à la rue “de la belle étoile” où se trouve le Formule 1. Après avoir mis bien 10 minutes à réaliser qu’on s’était fait fourber par Google Maps, on se paye le grand moment de solitude qui consiste à réaliser que on est environ au numéro 100 de la rue, et que le Formule 1 est au numéro 300 et des lapins … Ça aurait presque pu être drôle s’il ne pleuvait pas …

En tout cas la réceptionniste de l’hôtel s’est bien marrée le lendemain quand je lui ai raconté ça (carte Google Maps trempée et froissée en main) et qu’elle m’a expliqué en retour que si j’étais descendu à “Charles de Gaulle 1”, j’aurais juste eut à prendre la navette de l’hôtel pour venir.

Le Formule 1

Il y a de ça quelques semaines, j’ai eut l’occasion de dormir à l’hôtel Ibis gare de l’est. Ça m’avait coûté environ 80 euros pour une nuit et une chambre qui me semblait plutôt sommaire (salle de bain, lit, bureau, télé). J’avais même eût l’inoubliable chance d’entendre la personne de la chambre en face vomir.

Là le Formule 1 ne m’avait coûté que 30 euros. Je me demandais ce qu’ils avaient pu retirer pour descendre autant les prix. Et bien maintenant je sais.

Première tuile : Les toilettes et les douches sont communes. Et si en rentrant dans l’un des deux, vous avez l’impression d’être dans une maison playmobile, c’est normal. Autant le soir où je suis arrivé, les WC étaient plutôt propres, autant le lendemain matin, ils étaient dégueulasses (il y avait notamment un liquide par terre que je n’ai pas osé identifier).

Deuxième tuile : La chambre a un lit double, un lit pour enfant en hauteur par dessus le lit double, un lavabo, un “bureau”, et une télé. Rien de bien spécial donc, à part que l’oreiller (enfin le polochon) n’est pas dans une tête d’oreiller classique, mais semble-t-il enrouler dans le drap du lit. Conséquence : Vous ne pouvez pas placer l’oreiller à votre convenance, ou alors il faut dormir directement dessus. Pour bien faire, l’oreiller a une épaisseur quasi-nulle. Donc si vous dormez comme moi sur le coté, c’est radical pour vous bousiller le dos. À partir de là, je ne me suis pas compliqué la vie et j’ai sorti l’oreiller du drap et je l’ai plié en deux. Par contre pour dormir à deux avec ce genre de trucs, ça doit être particulièrement compliqué.

Troisième tuile : Une seule prise électrique disponible, deux appareils à brancher (le téléphone portable et l’ordinateur portable). Bien entendu, pas possible de brancher mon multiprise sur la prise, celle-ci étant collée contre le mûr et ayant le miroir collé contre elle. J’aurais bien parasité la prise de la télé, mais le câble de la télé ne me laissait que peu de doutes quant à mes chances de survie au cours de cette opération. J’ai donc dû faire du multiplexage temporel.

Quatrième tuile : Pour le repas du soir, sauf erreur de ma part (j’étais fatigué et donc j’ai pas cherché bien longtemps), c’est “demerdez-vous avec le distributeur”. Bon, le distributeur avait des sandwichs pas trop mauvais. Mais à 3,50 euros les deux moitiés de sandwich et 1,5 euros la canette, ça pique. Évidemment, pour peaufiner le tout, il a fallu que mon sandwich se coince dans le distributeur. Heureusement, le réceptionniste et un client ont réussi à sauver mon repas du soir en maltraitant le distributeur.

Les toilettes/douches playmobiles et le coup de l’oreiller m’amènent à une remarque plus globale : Dans un Formule 1, l’impression générale qui se dégage est celle d’être pris pour un autiste. Déjà les WC ont une sorte de surélévation en plastique et une largeur qui font que quand vous êtes dessus, vous vous rappelez inévitablement le temps où la largeur de votre fessier vous obligeait à vous tenir avec les bras au dessus de la cuvette des WC. Bien entendu, aucun contrôle sur la chasse d’eau, elle est tirée à chaque ouverture de porte. Quant au coup de l’oreiller glissé dans le drap, je le soupçonne d’avoir été mis en place pour éviter que les gens ne s’étouffent avec (c’est la seule explication que je peux y voir en tout cas, même si elle est loin d’être logique). Ceci dit, pour avoir vu un certain genre de clients de cet hôtel, ça me surprend peu en fait. Mention spéciale au mec qui se baladait en slip dans le couloir et qui m’a regardé d’une manière semblant vouloir dire “Ben quoi ?”.

Paris - Charles de Gaulle - Terminal 2, direction Londres

Première tuile : Je suis descendu bêtement au Terminal 2A au lieu de 2B. Pas un grand problème.

Deuxième tuile : Vu que je n’avais fait aucun des enregistrements que j’aurais pu faire sur Internet, Mc2 m’avait suggéré de venir au moins 2h en avance à l’aéroport. Comme j’aime avoir l’esprit tranquille, je décide d’y être pour environ 7h30 (donc 3h en avance). Mauvaise idée. Je suis arrivé tellement en avance qu’il n’y avait presque personne. J’ai pu faire mes enregistrements en un temps assez court et ceci même en jouant au touriste complet qui prend pour la première fois l’avion**. Et du coup, j’ai dû poireauter environ deux heures avant le début de l’embarquement.

Troisième tuile : L’avion part avec un peu de retard (env. 15min). Rien de bien grave en somme.

On notera qu’au check-point avant de monter dans l’avion, contrairement à ce qu’on m’avait dit, les gardes ne m’ont pas demandé d’allumer mon ordinateur portable. En fait, ils n’ont même pas demandé d’ouvrir mon bagage à main le contenant. Quelque part je me dis qu’il est tellement préhistorique qu’ils ont dû en voir tout les rouages aux rayons X.

Londres

Première tuile : Comme prévu sur ma réservation, je suis arrivé à environ 11h15 (heure locale) et l’embarquement sur mon avion pour San Francisco est à 12h40, ce qui m’a laissé 1h30 encore à attendre.

Deuxième tuile : 12h40. Aucune porte d’embarquement ne s’affiche sur le panneau. Après 10 minutes de plus, on a droit à un “please wait” à coté du nom du vol. 13h30, heure limite initialement prévue pour l’embarquement, toujours rien d’affiché. 13h45, on a finalement droit à un “Go to gate 30” (qui évidemment se trouve de l’autre coté du terminal).

Troisième tuile : Avant d’embarquer, il y a un contrôle des passeports et billets. Étant donné le retard qu’ils ont pris, l’ensemble des passagers s’est retrouvé simultanément à ce contrôle. Du coup, une queue d’au moins une demi-heure s’est formée.

Quatrième tuile : On est dans l’avion. D’autres passagers sont encore entrain d’embarquer. Dans l’avion, il fait très chaud. Le pilote s’excuse, nous explique que ça ira mieux une fois la clim’ en route, et que la clim’ démarrera quand les moteurs seront lancés.

Cinquième tuile : Tout le monde est à bord. Les portes sont scellées. Pourtant on ne part pas. Après quelques minutes, le pilote reprend le micro pour nous expliquer que les personnes chargées de contrôler l’état de l’avion ont quelques doutes concernant une pièce et qu’on ne décollera pas avant 1h.

Les hôtesses ont tenté de refroidir les passagers autant que possible, en distribuant notamment des verres d’eau froide et des serviettes trempées dans des bacs à glaçons.

Londres -> San Francisco

Première tuile : Plus de 10h d’avion.

Deuxième tuile : Plus de 10h d’avion du coté de la fenêtre. Il faut savoir que quand je suis en déplacement dans un véhicule sans pouvoir voir ce mouvement, j’ai tendance à me sentir mal. Du coup j’ai pris ma place à coté de la fenêtre. Le problème, c’est que ça m’a placé à deux sièges du couloir. Et quand vous avez 10h d’avion, croyez-moi, de temps en temps, vous avez envie d’aller marcher. Et quand vos deux voisines (deux sympathiques américaines) dorment, ben vous êtes coincé (ou alors vous les réveillez, mais ça c’est pas sympa). Au passage, c’est aussi embêtant quand vous voulez accéder à votre bagage. En effet, seul la personne du coté du couloir peut y accéder.

Enfin sinon, il y a quand même eut des bons coté à ce vol : Déjà il y avait des paysages assez sympas à voir, l’avion ayant par exemple survolé le Groenland et le Canada. Il y a aussi eut deux repas vraisemblablement britanniques mais avec du goût (si si, c’est possible, mais le cuisto devait sûrement être français ^^). De même, j’ai eut l’occasion de discuter un peu avec mes deux voisines (discussions très sommaires, pas franchement envie de copiner avec des gens que de toute façons je reverrais plus jamais après quelques heures), et de regarder deux trois films.

Précisions pour les futurs stagiaires qui comme moi se demanderaient quand est-ce que le I-94 leur sera remis : Deux documents m’ont été remis pendant le vol. Une déclaration concernant tout ce que j’amène aux États-Unis (globalement rien) et le formulaire I-94 (I-94W) nécessaire à mon entrée et à ma sortie des États-Unis.

San Francisco International Airport

Première étape, l’immigration. Ahh l’immigration américaine. Encore un pur moment Nutella ça. Conformément à ce qu’on m’avait dit, il y a deux files : “Immigrants / Visa / Tourists” et “Citizens / Green cards”, et la deuxième avance nettement plus vite que la première. Mais pas parce-qu’il y a plus de monde à la deuxième, juste parce-que du coté de la première, les gens ne parlent pas toujours anglais (!). D’ailleurs c’est assez impressionnant de voir un officier de l’immigration expliquer à une japonaise qui ne parle pas anglais qu’elle a rempli le mauvais formulaire (I-94G au lieu du I-94W***). Du coup je me suis pas vraiment demandé pourquoi l’officier en face de moi avait plus l’air de fonctionner comme un automate que comme un être humain.

Deuxième étape, récupération de mon bagage. Intact, rien à dire.

Après une Xième vérification de mon passeport, “ayé, je suis dehors”.

Note pour ceux qui passerait par ce genre d’endroit : Garder votre passeport, votre I-94, et votre déclaration de trucmuches à la main. Ça sert vraiment à rien de les ranger avant d’être dehors. Je dis ça parce-que je l’ai fait au moins deux fois et qu’à chaque fois j’ai ressorti les papiers 10 mètres plus loin.

San Francisco Intl’ Airport -> NASA Lodge

Comme je suis un gros flemmard et que j’ai pas des masses d’argent en ce moment, j’ai réservé une chambre à la résidence de la NASA une ou deux semaines avant de partir. Le problème après, c’est d’y aller.

La résidence de la NASA est rattachée au centre de recherche AMES, lui même dans la base militaire de Moffett Field, Mountain View (~40 miles au sud de san francisco). Seulement il semblerait qu’une seule ligne de bus passe par la base. Et avant de pouvoir le prendre, il faut se taper 1h de train de San Francisco à Mountain View (“CalTrain”). Or après 10h d’avion, ma flemmardise prend l’ascendant sur mon avarice. J’ai donc choisi de prendre le taxi. Et ça m’a coûté cher: 97$.

D’ailleurs au passage, la baie de San Francisco et même les États-Unis en général, c’est vraiment immense. Et Google Maps rend assez mal l’impression d’immensitude que j’ai eut en étant dans le taxi.

Première tuile : Arrivé à la base américaine, le garde nous demande où on va. On (le chauffeur du taxi et moi) lui explique qu’on cherche la résidence de la Nasa. Il nous dit juste “Building 19”. Après s’être perdu pendant au moins 5 bonnes minutes dans la base, je décide de dire au taxi de m’abandonner avant que je finisse pauvre. Après avoir suivi moult panneaux qui me font retraverser la base, je me rend compte que l’accueil du bâtiment 19 n’est en fait pas très loin de l’entrée de la base. C’est juste que les sens uniques un peu partout font que les voitures doivent faire tout le tour.

Le gars qui m’accueille dans le bâtiment m’a fait immédiatement penser au Pip-Boy de Fallout, avec juste en plus une veste “NASA” et une casquette. Très sympa. Il m’explique tout ce que j’ai besoin de savoir concernant la chambre, me fait payer, me donne la clef, et me créer mon identifiant/mot de passe pour accéder au réseau WiFi de la résidence.

Deuxième tuile : Sur leurs papiers, je m’appelle “Flesch Germe”. Bon ok, je sais pas épeler correctement en anglais, m’enfin … ! Bref, on va dire que c’était la faute à la mauvaise qualité de la ligne téléphonique France<->États-Unis. Quoiqu’il en soit, il semblerait qu’ils s’en fichent, ça tombe bien, moi aussi :)

Au passage, détail amusant : Il n’a pas demandé mon code de réservation, ni vérifier que j’étais bien stagiaire chez Google. Bref, ça a l’air plutôt coulant ici :)

The NASA Lodge

[Le batiment où je suis]

Les stagiaires Google sont autorisés à prendre une chambre à la résidence de la NASA (“NASA Exchange Lodge”) s’ils le souhaitent. C’est moins cher et c’est pas contraignant. L’inconvénient, c’est que c’est globalement pas très pratique. Du coup, les stagiaires Google ont tendance à la fuir.

Moins cher : Environ 1000$/mois pour une chambre (36$/jour), sachant qu’il y a deux lits par chambre et donc qu’on peut descendre à environ 500$/mois. Pour l’instant je suis tout seul dans une chambre, et vu que je vais me faire éjecter le 29 Mai, je ne pense pas prendre de colocataire. Il faut savoir qu’un appartement de base dans les environs de Mountain, ça semble coûter systématiquement plus de 1500$/mois.

Pas contraignant : La durée minimum d’un séjour est de 2 semaines. Pas de durée maximum, sauf si les réservations font qu’à moment donné la résidence sera pleine (c’est pour ça que je devrais partir le 29 Mai). Apparemment pas de préavis à donner (à vérifier). Pas de caution. Vous payer la chambre d’avance, mais pour le temps que vous voulez (par exemple là j’ai juste payé pour une semaine pour l’instant). Les chambres sont meublées : Frigo, télé, salle de bain, etc. L’électricité est incluse.

Pas pratique : Un peu loin de Google (quoique le trajet reste faisable à vélo). Loin de tout magasin. Une seule ligne de bus. Pas d’accès au WiFi Google (qui couvre pourtant l’essentiel de la baie de San Francisco). Les entrées sont systématiquement contrôlées par un garde (rien de bien méchant, il vérifie juste le passeport/visa dans mon cas). Une rumeur voulait aussi que le WiFi soit coupé à certaines heures de la journée.

Concernant la chambre, moi j’appellerais plutôt ça un appartement (genre 25 m2). Comme quoi les standards de vie américains sont pas franchement les mêmes que les européens. Sinon j’ai aussi pris quelques photos de ma chambre (faites pas attention au bordel).

Concernant le WiFi de la résidence, le réceptionniste m’a confirmé qu’à une époque, le WiFi était coupé à certaines heures, mais maintenant il tourne 24/24 et 7/7. Et effectivement, hier quand je suis arrivé, il marchait très bien. Aujourd’hui par contre, bien que je le vois dans la liste des réseaux, je n’ai pas réussi à m’y connecter le soir avant 23h. Vu qu’on est Samedi, je suppose que c’est parce-que trop de monde l’utilise. Du coup je suppose aussi que je vais devoir m’en passer une partie du week-end.

Fait amusant : À 100m de chez moi, en plein milieu de la base, il y a un MacDonalds. C’est apparemment le seul commerce dans la base.

Sinon, se réveiller le matin et s’apercevoir que 5 soldats en uniforme sont entrain de discuter devant chez soi (je suis au rez-de-chaussé), ca fait bizarre. Tout comme un MacDonalds rempli à 50% de soldats en fait. :)

Conclusion

Au cours de ce voyage, ce qui m’a le plus intéressé furent les décollages et les atterrissages. En effet, les paysages étaient vraiment très beaux, et comme j’étais proche de l’aile de l’avion à chaque fois, j’ai pu aussi observer leurs mécaniques en action. Plus globalement, ce voyage me fera des souvenirs à raconter à mes petits enfants.

Dans un prochain épisode, je vous raconterai comment je n’ai pas réussi à acheter ce dont j’ai besoin d’ici mardi.


* : Et non je suis pas gros ! Juste un peu "enrobé" ! :P
** : En fait c'était la deuxième fois de ma vie que je prenais l'avion, mais la première, j'étais encore gamin, et donc je ne m'étais occupé de rien.
*** : Pour ceux qui se demanderaient : Le I-94W, c'est pour les gens avec visa (stagiaire, travailleurs, etc), et le I-94G, c'est pour les touristes. Je sais pas pour vous, mais personnellement ça me fait penser à "Asterix et les 12 travaux" (ou alors l'administration de l'UTBM pour toute procédure peu courante :)

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Sun, 16 Mar 2008 01:00:00 +0100 http://jflesch.kwain.net/blog/etats-unis_-_voyage_aller.html
(2009/02/09) Le retour du jet d'ail http://jflesch.kwain.net/blog/le_retour_du_jet_dail.html jflesch@gmail.com Aujourd’hui fût mon deuxième premier jour de travail chez NetASQ.

En effet, NetASQ m’a réembauché et j’ai donc réemmenagé à Lille ce week-end. Il faut croire que mon stage chez eux, il y a 2 ans, s’était plutôt bien passé :)

Pourquoi ne pas avoir blogué ça avant ? Parce-que tout s’est passé très vite. Un email avec mon CV un jeudi soir, deux coups de fil de la part de NetASQ le jour suivant, et paf le tour était joué. Bref, par opposition aux SSIIs qui m’ont fait perdre 4 mois, NetASQ est clairement une entreprise qui sait ce qu’elle veut.

La semaine suivante s’est résumée à une recherche d’appart et un déménagement. Du coup, je vis désormais à Lille dans un appartement de 40m2 lui-même dans une résidence qui a pour seul défaut d’être un peu trop loin à mon goût de mon lieu de travail. Bref, je me la coule douce :)

Au passage, merci à Dave pour ce titre tout pourri que j’ai repris sans honte :)

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Sat, 09 Feb 2008 01:00:00 +0100 http://jflesch.kwain.net/blog/le_retour_du_jet_dail.html
(2008/01/31) Résultats aux examens (GI05) http://jflesch.kwain.net/blog/resultats_aux_examens_gi05.html jflesch@gmail.com Comme il se doit à chaque fin de semestre, voici mes résultats, avec des pseudo-justifications sur pourquoi je me suis planté lamentablement à telle ou telle UV et pourquoi j’ai tant de mérite à avoir réussi telle autre. Pour la notation, je vous renvoi à un un autre billet.

AG51 - E (Admis)
HE09 - A (Admis)
IA52 - B (Admis)
IA54 - F (Insuffisant)
LE04 - C (Admis)
RE51 - E (Admis)
TO52 - A (Admis)

  • AG51 - Optimisation et recherche opérationnelle Un nom pompeux pour une UV qui nous apprend des choses qu'on aurait déjà dû voir en GI01/GI02. On y voit des structures de données courantes (Tables de hash, etc) jusqu'à des structures un peu plus tordues (B-Tree, etc). Un autre point étudié est celui des calculs de complexités algorithmiques. En gros, le genre d'UV qu'un futur ingénieur informaticien se doit d'avoir suivi. Pourquoi juste E? bonne question. Je ne sais pas vraiment. Vu que je pense avoir pas trop mal réussi le final, je suppose que c'est lié au plan foireux douteux de nextgens concernant le projet. Le prof a dû se rendre compte au dernier moment de la supercherie (rien de bien méchant, mais je vais quand même éviter de trop détailler ce point ... ^^). Update: Nextgens me dit qu'il a eut C à l'UV. La conclusion logique est donc que j'ai du faire de la boue dans le tableau des complexités des opérations sur les arbres dans le final.
  • HE09 - Histoire des sciences et du monde scientifique On peut difficilement faire mieux comme UV de culture générale (et non je dis pas ça juste parce-que j'ai eut A :P). C'est une UV particulièrement intéressante pour tout futur-ingénieur. En bref, elle vaut son pesant de cacahuètes :)
  • IA52 - Systèmes à base de connaissances Au cours de l'UV, nous avons des principes d'IA tels que le traitement du langage naturel (enfin plutôt les techniques pour avoir un truc qui marche mieux que pas du tout), la logique floue, le principe de base des réseaux de neuronnes, et [parait-il], des algorithmes évolutionnistes. UV intéressante pour quiconque aime bien l'algorithmique. Sans plus. Sam, Dave et moi avions fait un projet qui, d'un avis purement personnel, a la classe (un jeu en texte utilisant du traitement de langage naturel et une base de connaissance pour interagir avec l'utilisateur). J'ai le sentiment d'avoir plutôt bien réussi le final. Bref, un B me surprend peu.
  • IA54 - Systèmes multi agents et résolution distribuée de problèmes Projet de qualité douteuse. Final avec une note éliminatoire à 6 et auquel j'ai juste répondu à assez de questions pour être noté sur 8. Bref je ne me demande pas pourquoi j'ai eut F. J'aurais du me méfier en lisant le programme de l'UV. Ça parle de "Génie logiciel orienté Agents" et de plein d'autres trucs douteux comme "Ontologies et actes de langages", "Architecture de Sélection d'Agents", etc. Résultats des courses : Une UV fondée au 3/4 sur du brassage de vent et sur des théories aux applications pratiques quasi-inexistantes. Sans parler des plateformes de développements (MadKit, TinyMAS, etc) elles-aussi basées sur des concepts théoriques dont le seul effet notable est de broyer les performances ... Conclusion, quand vous voyez écrit "Génie logiciel" sur un programme de cours, fuyez ! Enfin bon, on va dire que je dis ça parce-que mon F à l'UV m'a rendu aigri ... Quoiqu'il en soit, il s'agit de la première et dernière UV d'informatique que je foire de ma vie.
  • LE04 - Culture et civilisation britannique Il y a de ça un ou deux ans, il parait que cette UV avait un prof absolument génial capable de motiver le moins motivé de tout les étudiants. Sauf qu'il est parti à la retraite. Depuis les profs d'anglais de l'UTBM se sont mis ensemble pour tenter de garder la qualité de cette UV. Du coup, à chaque cours ou presque, nous avons eut droit à un professeur différent et un sujet différent. Et comme vous vous en doutez, ça donne une UV à qualité variable.
  • RE51 - Algorithmique distribuée et protocoles ou "Comment programmer sur un cluster de machines". Globalement, IA54 version utile. Par contre, truc à savoir : un des profs de TP connaît les têtes de gens qu'il a pendant ses séances ... du coup, se pointer uniquement le jour des soutenances (avec tout les TPs implémentés comme demandé), ça le fait pas. Grosso-modo, ça donne un pur moment nutella dans ce genre:
    Prof: Tiens, t'es dans mon groupe toi ?
    Moi: Euuh, ben oui ?
    Prof: Mais j't'ai jamais vu pourtant ?
    [... silence ...]
    
    Couplez ça avec une deuxième question portant sur un algo que j'avais implémenté sans prendre la peine de le comprendre, et vous obtenez la pire note de projet de tout RE51 (9/20). Pour ce qui est du final, ça s'était pas trop mal passé, mais avec ma soutenance de projet, il fallait pas que je m'attende à mieux que D ou E.
  • T052 - Travaux de laboratoire En fait il s'agit de TX52, mais vu que Dave et moi avions déjà fait TX52, ils l'ont renommé sur nos bulletins T052 pour éviter une possible confusion. Globalement, il s'agissait pour nous (Dave, sam et moi) de continuer ce que nous avions déjà fait le semestre dernier en TX52. À savoir continuer le développement de NxOS, un système d'exploitation pour la brique Lego Mindstorms NXT. Plus précisément, je me suis attelé à la création du pilote pour le chipset BlueCore (=> Bluetooth) du NXT. Dave de son coté a travaillé sur l'userspace (allocateur mémoire, etc) ainsi que la réorganisation du code pour que NxOS puisse aussi servir de base à des plateformes comme le Transterpreter ou Lejos. Sam quant à lui à implémenter le support du radar ultrason I2C fourni avec le NXT. Globalement ça a bien avancé, même si ce n'est pas encore fini. La présentation et le rapport ont tout deux été réussis.

Pour conclure, je dirais qu’une semaine de soutenances de projets suivie d’une semaine de finaux, globalement, ca donne ça: [Des burns, des burns, et encore des burns J’ai aussi une photo de ma pile de vaisselle sale entrain d'inventer la roue, mais je ne suis pas sûr que vous vouliez voir ça ^^

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Thu, 31 Jan 2008 01:00:00 +0100 http://jflesch.kwain.net/blog/resultats_aux_examens_gi05.html
(2008/01/31) Zurich et Google http://jflesch.kwain.net/blog/zurich_et_google.html jflesch@gmail.com Cher journal pas-franchement-intime,

Hier je suis allé à Zurich avec Dave. En effet, Dave est toujours en pleine recherche d’un logement à Zurich, et Zurich est toujours en pleine crise du logement. Il s’agissait pour lui de visiter un appartement et de montrer par la même occasion aux actuels colocataires qu’il n’est pas un drogué en manque, et par conséquent qu’il ferait un colocataire acceptable. Le genre de visite qui prend pas plus de 5 minutes à faire, mais qui implique presque 4 heures de trajets en voiture (oui, la solution du train avait été étudiée).

Au passage, on en a profité pour visiter rapidement Google Zurich (d’ailleurs je remercie José, un ex et futur collègue de Dave, qui a accepté de nous faire visiter). Pour faire court, tout ce que je dirais, c’est que les locaux de Google sont définitivement un univers à part entière. Au passage, je me demande encore et toujours “pourquoi des cubes rouges ?!” (comprenne qui pourra).

Sinon, concernant Zurich et la Suisse en général, comme dirait Dave, c’est un “concept”. Pour preuve, on a croisé cet ORNI (Objet Roulant Non-Identifié) sur la route: [Un ORNI]

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Thu, 31 Jan 2008 01:00:00 +0100 http://jflesch.kwain.net/blog/zurich_et_google.html
(2007/12/21) ST50 http://jflesch.kwain.net/blog/st50.html jflesch@gmail.com Aujourd’hui est un jour un peu particulier pour moi. En effet, dans le cadre de ma recherche de stage, après avoir reçu plusieurs réponses favorables de diverses sociétés, j’ai finalement reçu la réponse que j’attendais le plus, à savoir celle de Google. Plus précisément, il s’agit du service de localisation de Google. Le même service où Sam avait effectué son ST40. Après 3 entretiens téléphoniques techniques de 45min dont un aujourd’hui à 2h du mat’ (vive le café :), il se trouve que cette réponse s’est révélée être … elle aussi, favorable.

Le service de localisation étant situé à Mountain View en Californie, c’est donc pour moi le début d’une nouvelle aventure. Aventure qui va notamment passer par l’obtention d’un passeport puis d’un visa. Le problème, c’est que ces procédures prennent du temps. Du coup j’ai (je vais ?) négocié avec l’UTBM et Google pour débuter mon stage seulement à partir de la mi-mars. Après ces diverses procédures administratives et 11h d’avion, je pourrais enfin voir de mes propres yeux ce “paradis” dont Dave n’arrête pas de me parler, à savoir le Googleplex. Ça me permettra aussi de découvrir les technologies utilisées par Google qui, toujours d’après Dave, sont particulièrement impressionnantes. Dans la foulée, ça sera aussi pour moi l’occasion de me faire des brouzoufs (plein de brouzoufs d’ailleurs 8D~).

PS: Je ne connais pas encore le sujet exact de mon stage.

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Fri, 21 Dec 2007 01:00:00 +0100 http://jflesch.kwain.net/blog/st50.html
(2007/07/04) Résultats aux examens (GI04) http://jflesch.kwain.net/blog/resultats_aux_examens_gi04.html jflesch@gmail.com Comme semble le vouloir une certaine tradition dans la blogosphère Utbohémienne, voici mes résultats aux examens avec quelques explications soigneusement personnalisées:

Tout d’abord petit rappel du système de notation UTBM:

La notation est effectuée par UV (Unité de Valeur). Chaque UV a un médian (examen intermédiaire) et un final, parfois aussi un projet et possiblement un oral. La note de final est rarement fournie par les professeurs.

Les notes pour ceux qui réussissent une UV sont: A = Excellent (parmis les 10 meilleurs % des gens qui réussissent l’UV) B = Très bien (parmis les 25% suivants) C = Bien (parmis les 30% suivants) D = Satisfaisant (25%) E = Passable (10%)

(On notera qu’avoir réussi une UV avec A ou E ne change finalement rien du tout)

Et pour ceux qui échouent: FX = Insuffisant (cette note est généralement utilisée pour indiquer à l’étudiant qu’un effort supplémentaire aurait été nécessaire) F = Insuffisant (bon ben là c’est planté et c’est pas la peine de revenir :)

Donc, mes notes:

DR05 - E LG01 - E LO51 - D LO52 - B RE56 - C TR54 - C TX52 - A
  • DR05 : Droit de l'informatique J'avais planté le médian tout bêtement parce-que la moitié de l'exam portait sur de l'économie, que je ne m'y attendais pas, et donc que je n'avais pas appris les "buzzwords" correspondants (à part les buzzwords, le cours d'économie était globalement plein de vide). Le final lui par contre n'était que sur du droit. Vu que ça s'est visiblement conclu sur un E, j'en déduis que je n'ai du réussir le final que de manière assez moyenne.
  • LG01 : Allemand (niveau débutant) Bon ben là je sais pas. J'avais plutôt bien réussi le médian (13,4/20), et je pense avoir plutôt bien réussi le final. Donc ça doit être l'oral qui m'a tiré vers le bas (complètement planté celui-là). Enfin bref, comme dirait Jospin: "J'assume l'entière responsabilité de cet échec et me retire définitivement de la vie germanophone" (même si ce n'est pas vraiment un échec dans le cas présent).
  • LO51 : Administration de systèmes Unix et de bases de données Oracle Le truc marrant avec cette UV, c'est que l'intitulé quand je m'y étais inscrit était "Administration de systèmes Unix". Au premier cours, après 1/2h avec le prof d'admin Unix, un autre prof est rentré pour nous expliquer que nous allions aussi faire de l'admin de base de données Oracle, qu'on allait bosser comme des dingues, et qu'en plus il faudrait bosser 2x plus chez nous qu'à l'UTBM. Le problème, c'est qu'utiliser un système Oracle, c'est comme utiliser une bombe nucléaire pour écraser une mouche. Bref, dès le premier cours, cette UV me motivait déjà nettement moins. Tiens d'ailleurs, détail amusant, les cours d'admin Oracle se faisait sur des machines Windows. Allez comprendre la logique dans la modification de cette UV ...
  • LO52 : Système embarqués et informatique mobile Globalement étude des processus de compilation de programmes, et programmation sur des appareils tels que des téléphones portables, PDA, etc. UV intéressante. Pas grand chose de plus à dire :)
  • RE56 : Réseaux mobiles Globalement, on y a fait des calculs de propagation d'ondes, ainsi que de la télécomm (téléphonie GSM & UMTS surtout). Là encore, c'était intéressant, mais j'ai pas grand chose d'autre à dire. Mise à jour: En fait si, j'ai quelque-chose à dire : On avait pondu un projet qui poutre des ours :)
  • TR54 : Contrôle/commande des systèmes temps réel Le truc génial avec cette UV, c'est que le contenu n'avait globalement rien à voir avec la description qu'on a eut dans le guide des UVs avant notre inscription. Le guide nous parlait de "Programmation d'un micro-processeur", "Programmation d'un automate programmable industriel" (cf chaîne de fabrication automobile par exemple), "Programmation d'un pilote de périphérique", "Réseaux de terrain". Résultat des courses, on a passé 90% de notre temps sur la programmation d'un automate industriel (et c'est franchement pas passionnant).
  • TX52 : Travaux de laboratoire Le sujet est généralement laissé au choix des étudiants choisissant cette UV (les profs en proposent un certain nombre chaque semestre). Avec David, nous avons donc décidé de travailler sur une brique Lego programmable appellée "NXT". Pour être plus précis, il s'agissait pour nous de créer un système d'exploitation pour cette brique. Au final, David a fait à peu prêt les 3/4 du boulot (j'ai même pas eut le temps de m'y mettre qu'il avait déjà un système qui démarrait). Mais bon, comme dirait l'autre, "l'important, c'est de participer" :)

Pour la petite anecdote : David a eut A à toutes ses UVs. Ce type aura ma peau … :)

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Wed, 04 Jul 2007 02:00:00 +0200 http://jflesch.kwain.net/blog/resultats_aux_examens_gi04.html
(2007/06/01) Certification NETASQ http://jflesch.kwain.net/blog/certication_netasq.html jflesch@gmail.com
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Cher journal pas-franchement-intime,

Ce matin, la factrice m’a apporté deux choses : Mon support de voiture pour GPS que j’avais bêtement oublié à NetASQ à la fin de mon stage, et surtout, ma certification d’administrateur NetASQ ! (j’en profite pour remercier Alex d’avoir pris le temps de m’envoyer tout ça :)

Comme quoi j’ai bien fait d’aller faire mon stage là-bas :)

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Fri, 01 Jun 2007 02:00:00 +0200 http://jflesch.kwain.net/blog/certication_netasq.html
(2007/04/28) Mon premier pilote http://jflesch.kwain.net/blog/mon_premier_pilote.html jflesch@gmail.com
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Aujourd’hui, j’ai fini d’écrire mon premier pilote. Enfin fini … disons qu’il fonctionne sans planter toute la machine. Il s’agit d’un pilote pour le contrôleur USB du NXT. Il a été écrit dans le cadre de la TX que je fais avec David. Commencé mardi en fin d’aprem, fini samedi soir vers 23h et des lapins.

Il y a encore quelques petits soucis : Par exemple, quand on débranche puis rebranche le câble USB, ca semble provoquer une apocalypse dans le NXT, ou encore quand on demande à ‘lsusb’ qu’est-ce qu’il sait du NXT, il dit que le fabriquant a des petits lapins roses dans son nom. Enfin globalement, ca tourne.

On notera au passage que pour l’instant tout le reste de l’OS (baptisé temporairement NxtOS) est de David (pour tout ce qui est informatique, ce mec est définitivement surhumain …). Du coup je le remercie grandement pour son travail :)

Sur la photo jointe à ce post, vous pouvez voir un NXT entrain de jouer la mélodie d’une des musiques de Pain suite à un ordre reçu de l’ordinateur par l’intermédiaire de l’USB. Sisi, j’vous jure ! Hein ? Comment ça on voit rien sur la photo ? :)

Pour conclure, je dirais que l’USB, c’est Bien(tm).

Update:

Les deux bugs décrits ci-dessus ont été corrigés. Aller, maintenant, le bluetooth ! :)

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Sat, 28 Apr 2007 02:00:00 +0200 http://jflesch.kwain.net/blog/mon_premier_pilote.html
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